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 .: Forgotten Memories :. [Closed]

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William I. Nightingald

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MessageSujet: .: Forgotten Memories :. [Closed]   Mer 18 Jan - 21:29

* Le début de la fin *

Le début de la fin. C'est une phrase bien stéréotypée, je l'admets.
Cependant, il n'y a pas d'autres termes pour définir cet épisode de ma vie et c'est donc comme cela que j'aime à l'appeler. Bref, comme j'allais le dire : cet événement arriva sans prévenir.

Il me semble que c'était un jour comme les autres ; il pleuvait d'ailleurs. J'aime la pluie. La voir tomber en trombe sur la terre parviendrait presque à me faire sourire... Et je ne parles pas du rictus de sadisme qu'il m'arrive d'arborer lorsque je m'apprête à éliminer une cible, soyons clair ; je fais ici allusion à un véritable sourire : celui qui creuse les rides et qui, entendons-nous, reste aussi furtif que rarissime chez moi.

Rien d'hors du commun donc, dans cette banale journée qui commençait il y a quelques années de cela. Je rentrais tout juste d'une mission dont l'importante récompense reposait au fond de ma bourse, et m'apprêtais donc à prendre quelques jours de repos histoire de me perfectionner niveau combinaisons comme en ce qui concernait les offensives isolées. L'entraînement est bien, au demeurant, mon passe-temps favoris : s'acharner sur de pauvres mannequins en chiffon est presque quelque chose de jouissif et puis, j'ai tendance à comparer cela à un véritable art, similaire à la danse. Non, je n'aime pas cette activité-ci -qui, entre nous, définit plus les blonds et les châtains au jovial comportement plutôt que nous autres, qui sommes réputés pour notre coté sanguinaire... Néanmoins, il faut dire que la valse mortelle demeure très excitante lorsque le tintement du métal, battant les mesures, nous entraine dans son rythme enivrant, s'accélérant toujours plus à mesure que l'échéance de l'affrontement arrive. C'est donc une véritable chorégraphie de ballerine que se doit de connaitre et d'exécuter le combattant à travers ses bottes en cuir. Or, puisque son estrade, qui se résume en tout et pour tout à une marre de sang jonchée de corps partiellement démembrés, n'est pas toujours favorable à de tels enchainements, il se doit, en bon duelliste, de s'exercer régulièrement sur un terrain similaire afin d'accroître son agilité -celle-ci étant bien utile lorsqu'elle est acquise.

Et c'est donc pour cela que je me dirigeais calmement vers mon lieu d'entrainement favoris, à savoir : la rive d'un fin cours d'eau. Enfin... La rive... Il s'agissait plutôt à l'époque d'une rivière dans laquelle je prenais non pas plaisir, mais presque, à patauger. Oui car encore une fois, il existe bel et bien une différence entre ne posséder aucune émotion (ce qui définit un psychopathe) et laisser croire aux autres que c'est le cas. Pour ma part, je me range plutôt dans la deuxième catégorie : très droit et indifférent en public, mais bien plus détendu en privé (lorsque je me trouves vraiment et définitivement tout seul). Dans ces cas là d'ailleurs, un étranger pourrait vous dire que je ne suis en fait, qu'un adolescent comme un autre, rêvant d'un grand avenir en maniant son épée de bois. C'est bien là un de mes principaux problèmes à vrais dires. Non pas que je puisse me laisser aller à des moments de détente, mais qu'un ignorant, le plus candide de tous les critiques, puisse commettre une si grande confusion. En effet, mon physique, humain dans les grandes lignes, bien qu'associé au sombre caractère elfique qui reste le mien et à mes deux oreilles pointues -que je prends par ailleurs soin de dissimuler afin de pouvoir passer inaperçu en toutes circonstances- fait que les gens ont tendance à m'aborder plus facilement, ne me mettant pas au même niveau que les miens. Je pourrais dire que cela est blessant, mais cela serait admettre que j'ai une faiblesse potentielle, aussi, je dirais simplement que je trouves cela injurieux et qu'en conséquence, je ne me gêne jamais pour remettre à leur place ceux osant un tel affront. Dix-neuf ans, oui... Mais il ne faut pas oublier que l'habit ne fait pas le moine, et en l'occurrence, l'apparence, souvent trompeuse, entraine une méprise que je qualifierais d'aberrante.

Enfin soit. Je me rendais donc près de ma rivière, toujours au même endroit. Le choix de ce lieu est tout à fait le fruit du hasard soit dit en passant. Je cherchais un endroit où dormir la fois où mon pas foula ce havre de tranquillité et j'admets ne pas avoir tergiversé bien longtemps avant de décider que les quelques roches instables placées de façon à former un pont au-dessus du niveau de l'eau consisteraient désormais en mon espace d'entrainement.
Ma destination bien encrée en tête, je traversais la ville sans me presser, préparant ma séance d'exercices tout en plaçant un pas devant l'autre, le plus modestement soit-il. Je trouves très important de se fondre dans le paysage et d'avancer sans se faire remarquer. De mon point de vue, ceux qui font le plus de bruit sont très souvent ceux qui ne valent pas grand chose, pour ne pas dire qui ne valent rien du tout. Il va donc dans la logique que me déplaçant, je demeure silencieux.
Une ombre glissant toujours au centre des rues pavées, perpétuellement habillée de noir, sobrement et simplement, c'est ainsi que je me visualise et du fait, que l'on me voit. Un tissus lui bandant la tête à la hauteur des tempes -retenant au passage ses cheveux mi-longs de couleur ébène et masquant définitivement ce qui pourrait attirer le regard des curieux-, un autre autour de son cou ou disposé comme un cache-nez ; une chemise légère, le plus souvent à demi ouverte sur son torse, un peu trop grande et à moitié rentrée dans un pantalon en toile ; celui-ci reposant dans de grandes bottes en cuir ; le tout coloré de cette unique et sombre teinte. Ainsi se ballade le jeune homme que je suis, ne se détachant jamais de cet accoutrement, mi-soigné, mi-débraillé qui globalement, lui convient on ne peut mieux, car n'entravant jamais le moindre de ses mouvements. Bien entendu, je ne fais pas l'énumération des armes blanches que je dissimule à travers ces vêtements, ceci serait du temps perdu.

Je marchais donc d'un pas sur, oubliant les insectes qui, grouillant autour de moi, manquaient d'entraver mon avancée lorsque, je ne sais pour quelles obscures raisons, mon regard d'abord, puis ma trajectoire toute entière ensuite, dévièrent vers une sorte de taverne peu fameuse de la ville que je ne connaissais que peu et qui pourtant, m'attirait sans condition. Je ne suis pas vraiment du genre à trainer dans ce genre de lieux insalubres et à l'odeur nauséabonde d'alcool vieillit. Néanmoins, malgré ma répulsion envers le peuple, je dois reconnaitre qu'il est toujours bon d'y faire un tour, à une heure précise, histoire de se renseigner sur les éventuels événements passés ou à venir. Un homme saoul est un homme plus bavard et généralement, il suffit de s'installer un tant soit peu à l'écart pour avoir connaissance de tout ce qu'il se dit, sans pour autant attirer l'attention et prendre part à une conversation qui, bien que parfois intéressante, reste en ces bars, constamment stériles.

Aussi, c'est sans regrets aucun, et non sans arrières pensées d'ailleurs, que je poussais le doubles battants de la porte en bois qui, aussi vernis qu'imbibée d'eau de vie, trahissait facilement le lointain projet qu'avaient eus les propriétaires pour leur établissement. Tout en pénétrant en ce lieu de débauche, donc, je realisais qu'une fois encore, remettant la douce perspective d'un bel entraînement à plus tard, mon avidité d'argent, plus que d'autres choses, je l'admets, occupait presque constamment -et même parfois inconsciemment- mes pensées.
Quoiqu'il en soit, je tiens à préciser qu'une fois à l'intérieur de là bâtisse, il ne fallut que très peu de temps à la douce fragrance qui y flottait pour assaillir mes narines, m'obligeant donc tout aussi rapidement à préférer l'utilisation de ma bouche pour subvenir à ce simple, mais non moins nécessaire, besoin d'emplir mes poumons d'air frais. D'air frais. Enfin, en l'occurrence, l'air, remplacé par un épais nuage de fumée de tabac, demeurait plutôt âcre et difficilement respirable, pour être objectif. Je tiens à souligner ces détails pour la simple et bonne raison que j'ai véritablement horreur de ces endroits. Il y fait chaud, humide, les gens, en état d'ébriété pour une majorité, n'ont plus aucune notion d'espace vital, et pour résumer, il n'est pas rare d'y croiser un garde de l'armée effectuant une «ronde», voire un mage se reposant.
(comme si placer les mains en coupe et y créer une boule de je-ne-sais quelle énergie était fatiguant ; ils n'ont jamais fais un combat en étant en infériorité numérique, eux, c'est sur...).


[En Cours]

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