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 Des Espions à écarter ~ Mission de Mercenaire |001|

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William I. Nightingald

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MessageSujet: Des Espions à écarter ~ Mission de Mercenaire |001|    Mer 15 Fév - 17:56

Spoiler:
 

Le Grand Canyon, enfin.
L
e chemin avait été plus sinueux que long pour le jeune voyageur depuis qu'il avait laissé la petite Haut-Elfe dans un abri à quelques jours de marche de là. Pour lui, la question ne s'était même pas posée : une telle gêne ne le suivrait en aucun cas au cours de sa mission ; et ce n'est qu'une fois cette dernière accomplie qu'il s'occuperait de l'enfant -si il y pensait, ce qui n'était pas encore tout à fait gagné. Après tout, ce n'était pas en l'aidant qu'il rachèterait ce qu'il devait à cette Elfe qu'il avait connue jadis.

Débarrassé de ce poids, donc, le pilleur s'était dirigé vers sa destination sans détour ni pause, comptant sur son endurance elfique pour rattraper le temps que lui avait fais perdre cet imprévu. Réfléchissant tout au long de cette marche redevenue aussi solitaire que silencieuse, le mercenaire, ayant eu quelques descriptions du lieu avant d'y mettre ne serait-ce qu'un pied, parvint à élaborer une ébauche de plan qui, bien que difficile à accomplir et nécessitant plusieurs préparations, avait le mérite de remplir la totalité des conditions imposées.
Observant la crevasse qui s'étendait à ses pieds, William chercha rapidement du regard un moyen d'en atteindre le fond, mais n'en trouvant aucune, se décida à descendre en rappel : la ligne droite étant bien souvent la solution la plus rapide. Faisant glisser sa besace au sol, puis s'accroupissant au-dessus, le jeune homme y chercha la corde qu'il avait placé là pour prévoir une telle situation. Plongeant sa main dans le sac, il le fouilla de fond en comble, sa patience parvenant peu à peu à son terme tandis qu'il retournait la poche dans tous les sens. La corde était conséquente, certes, mais l'Elfe ne la trouvait point et s'énervait peu à peu, débitant jurons sur jurons. Exaspéré, finalement, il attrapa le bagage par dessous et, empoignant le cuir souple, retourna le tout afin de pouvoir observer son contenu qui se déversait sur le sol.
Pas de corde.
La mémoire lui revint alors tout d'un coup : il l'avait laissée sous forme de piège à la gamine. Pas de corde, pas de rappel. Pas de rappel, pas de descente. Pas de descente, échec du plan. Échec du plan, échec de la mission. Échec de la mission, pas de revenu.

Parfois, un objet paraissant insignifiant au premier abord peut se révéler primordial dans le bon déroulement d'une quête quelle qu'elle soit. C'est souvent le cas et, généralement, la chose si vitale pour la suite des événements est également celle que l'on a ignorée, délaissée et, que l'on n'a pas sur soit en temps voulu. S'en voulant d'une telle méprise, le jeune Elfe à la chevelure ébène se releva puis, observant à nouveau l'horizon, le regard furibond cette fois, donna un coup de pied rageur dans un caillou qui se trouvait là. Le regardant terminer sa course dans le sombre creux, il finit par le perdre de vue avant même qu'il n'en atteigne le fond. Reprenant ses esprits, le pilleur finit par se résoudre à descendre sans parade, prenant directement appuis sur les parois friables du Canyon. Après tout, l'agilité était l'un de ses forts et, le soleil se levant à peine, il lui restait tout le jour pour effectuer une telle entreprise.

Récupérant les quelques affaires qu'il avait éparpillées sur le sol, le jeune homme s'assit ensuite au bord de la crevasse, les pieds au-dessus du vide, puis prenant appuis sur ses bras finement musclés, se retourna de sorte à avoir le ventre face à la paroi. De là, il se laissa descendre consciencieusement, cherchant un endroit où poser l'un puis l'autre de ses pieds.

La descente se déroula sans accroc. Ou presque, puisque, son seul problème fut de supporter les assauts répétés des rayons du soleil qui, aux alentours de midi, ne cessèrent de l'assaillir, et ce, de plus en plus vigoureusement. Ainsi, aux environs de quatre heures de l'après-midi, le mercenaire atteint finalement le sec couloir qui, large de plus de deux cent mètres par endroits, offrait tout l'espace nécessaire à ses opérations. Sans attendre, William se remit en route, ne possédant de toute façon ni gourde, ni de quoi s'alimenter ; son idée étant que la troupe d'éclaireurs aurait, sans doute aucun, l'une ou l'autre de ces choses -si ce n'était les deux d'ailleurs.

Sachant le Canyon bien plus long qu'il n'était large -quoique cette dernière donnée ne demeurait pas négligeable non plus-, le beau jeune homme recouvert de son ensemble de tissus se mît en route d'un pas sûr et rapide. Il ne lui fallait perdre aucun temps s'il voulait espérer pouvoir trouver le campement ennemi avant la tombée de la nuit. Le manteau obscur du ciel étoilé est toujours plus propice à ce genre d'opération : c'est le couvert idéal pour tout assassinat.

Ces meurtres commandités, et donc, prémédités, sont le terrain d'action favoris de Wind. Allez savoir, il faut croire qu'une persécution quotidienne et récurante durant l'enfance peut amener un coeur pur, puisqu'ils le sont tous dans leurs premières années de vie, à s'obscurcir grandement. Et ce, jusqu'à même lui donner des envies d'un tel crime. En l'occurrence, l'Elfe ténébreux dont il est question est quelque peu un cas à part. En effet, étant un Elfe Noir, c'est en quelques sortes dans ses gènes de désirer voir le sang couler. Le sien, celui de ses parents, d'un ennemi, ou même d'un petit animal dont à vrais dires, personne n'a rien à faire : il est capable de se délecter de tout liquide pourpre se déversant sur le sol. Autant dire qu'en contre partie, se faire attendrir par un être qui le répugne n'était pas glorieux pour le jeune homme. C'en était affligeant et désespérant en fait ; de son point de vue, du moins.
Encore une histoire d'âme et de coeur pur et innocent, sans doute.


Grognant légèrement, l'animal, qui sentait bien que ses pensées divaguaient bien trop, s'arrêta net un petit moment. Non, il n'avait encore rien trouvé. Mais, ses sens irréfutables, une fois recentrés dans la recherche, lui firent savoir que ce qu'il cherchait n'allait pas tarder à se présenter. Aussi, le jeune homme, secouant la tête brièvement pour se remettre les idées en place, décida qu'il était temps de se concentrer véritablement.

Après tout, la réussite de sa mission allait se jouer dans les vingt-quatre heures à venir donc cela n'aurait pas été mal de se concentrer ; autant mettre un peu de conviction à cet ouvrage, malgré que celui-ci s'annonce d'une simplicité confondante, non?
Se ressaisissant, donc, le brun aux oreilles en pointes se convainc de lui-même que, tant que ces trois gardes de l'armée Walronienne ne seraient pas mis hors d'état de nuire, pour ne pas dire tant qu'ils ne seraient pas éliminés voire réduits en poussière, il était proscrit à sa personne de ne serait-ce que penser à la jeune elfe qu'il avait laissée. De toute façon, elle ne risquait rien là où elle était et, de son coté, il ne comptait pas s'éterniser par ici ; quoique, si elle venait à rendre l'âme, cela lui aurait enlevé une belle épine du pied, il faut l'avouer.


[...] Reprenant sa marche, William fut néanmoins contraint de la stopper quelques pas plus loin. Le camp qu'il cherchait depuis la matinée était dressé à une centaine de mètres de lui. Sans protection aucune, d'ailleurs.
Se mettant rapidement à l'abri dans l'une des nombreuses grottes qui s'étaient creusées dans les parois du Canyon, le Mercenaire se mît à étudier la situation. D'où il était, il pouvait apercevoir la totalité du campement. Se penchant légèrement, le jeune homme, ainsi mis un tant soit peu à découvert, put compter trois sacs de couchages. Revenant à sa place, le pilleur, collé contre la paroi froide se laissa glisser au sol. D'ici, il avait une magnifique vue du début du Canyon, l'endroit d'où il venait en somme. Et il pouvait, chose primordiale, en se penchant quelque peu, épier les espions qu'il avait pour cible, leur camp étant établi juste après l'angle-à-peu-près-droit qui donnait au fameux Canyon une toute autre orientation. Étant donnée l'heure peu tardive, William, satisfait de sa personne d'avoir trouvé ce qu'il cherchait aussi rapidement, décida qu'il pouvait s'accorder un somme. Comptant sur son réveil interne pour lui signaler lorsque la lune et son armée étoilée auraient chassé le soleil, tyrannique dictateur régnant seul tout le jour, il ferma les yeux et, détendant ses muscles, s'assoupit.

~ To be Continued ~

[Suite dans un prochain post]

Spoiler:
 

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Dernière édition par William I. Nightingald le Dim 29 Avr - 10:23, édité 2 fois
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William I. Nightingald

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MessageSujet: Re: Des Espions à écarter ~ Mission de Mercenaire |001|    Dim 18 Mar - 15:32

Le songe d'une nuit d'été.

Un sentiment de panique. Voila la première chose que ressentit William lorsqu'il se retrouva au beau milieu d'une foret inconnue. Réalité et songe se mêlant à la perfection, le jeune homme oublia rapidement que tout autour de lui n'avait rien de réel.
Telle une proie prise au dépourvu, il se sentait traqué et, tandis que, dans sa folie, il suspectait chaque bruit, cette impression qu'il connaissait si peu lui prit la gorge. Un bruit venant d'un coté, il se tournait en un éclair ; un son provenant de l'opposée, le voleur se retournait en un bond ; campé sur ses pieds. La chose approchait. Il le sentait, il la sentait. Elle n'était plus loin. Soudain, la sueur qui lui perlait au front parvenant au coin de son oeil et lui mouillant la vue, le garçon, revenu en enfance, se mît à courir droit devant lui. Tel un tir sonnant le départ d'une course, la goutte, surement de trop dans le vase, le fit partir à toute vitesse, lui faisant alors oublier les feuilles à épines qui lui laceraient le visage.

Plus il courrait, plus le fier jeune homme se sentait redevenir le petit garçon fragile qu'il avait été un jour, il y a longtemps de cela. Tandis qu'il sautait par dessus une énième racine, Will réalisa véritablement. Décortiquant méthodiquement chaque parcelle de son environnement, le jeune adulte traversait la foret comme une flèche, sachant exactement où poser les pieds. Car il fallait éviter les obstacles naturels : cette flaque de boue près du grand arbre-à-mousse, susceptible de faire glisser ; ce tronc brisé, positionné trop en hauteur pour le sauter et qu'il fallait éviter en se jetant au sol pour se laisser glisser dans la terre mouillée ; ce trou béant, remplis de pics, placé là pour éloigner les intrus... Il y a une liane cachée dans un tronc d'arbre pour permettre de le passer. Tout lui apparaissait le plus clairement possible. Comme s'il était déjà venu. Comme si tout cela lui était déjà arrivé. Derrière, le prédateur se rapprochait, crachant sa hargne dans des cris de guerres enfantins, accompagnés de jurons entendus par le passé et réutilisés sans honte, aucune, aujourd'hui.
Cette dense foret, il la connait oui. Plus de doutes sur ce qu'il se passait, sur ce qu'il allait subir, une nouvelle fois. Derrière, ce n'est pas un, mais cinq ou six chasseurs qui le poursuivaient. Ses camarades. Comment avait-il pu oublier ce jour où, accusé de trahison pour une raison infondée, le petit garçon avait été chassé comme un malpropre de son propre village? Comment avait-il pu oublier? Visiblement, on souhaitait le lui rappeler. Dans quel but? Il n'en avait aucune idée.


Les cris se faisant plus coléreux et paraissant plus proches, William redoubla de vitesse. Il fallait les semer. Peut-être y arriverait-il, cette fois?
Tandis qu'il fendait l'air et les plantes, sa vue se brouillait de plus en plus. Il ne vit pas la racine qui sortait de la terre et, se prenant les pieds dedans, perdit l'équilibre avant de s'étaler de tout son long sur les feuilles séchées. Non, il n'y arriverait pas. Tout se déroulait exactement comme la dernière fois ; pas de doutes, il n'y échapperait pas.
L'agilité vient avec l'âge, avec l'expérience et, en l'occurrence, le petit garçon n'avait ni l'un, ni l'autre. Parce que, quand on y pense, qu'est-ce l'expérience mis à part le nom que chacun donne à ses échecs? À l'ensemble des chutes comme celle-ci, qui semblent exister exclusivement pour nous soumettre à la si difficile épreuve de devoir repartir? Pour se relever, il faut d'abord tomber. Or, du haut de son jeune âge, William n'était pas encore assez mur pour avoir ce genre de pensées, de réflexes.
Néanmoins, ne s'avouant pas vaincu, il essaya donc de se remettre debout. C'est alors un puissant coup de pied dans le dos qui le remit à terre. Le visage recouvert de boue, une migraine lancinante tambourinant ses tempes, l'enfant fit mine de se retourner pour faire face à ses agresseurs lorsqu'un autre coup, aucunement retenu, rebondit dans ses cotes. Instigateur de toute la série qui suivit, il fut cependant le plus violent. Gémissant à grands peines sous les assauts répétés de ses bourreaux, le petit s'obligea néanmoins à soutenir leur regard. Des sourires béats creusés sur leurs sombres visages aux formes incertaines, et de grands yeux aux teintes rouges, reflétant toute leur folie : voila tout ce que voyait William. Voila tout ce qu'il vit avant de perdre connaissance.


[...] L'enfant rêva de loups cette nuit. Il assista dans son songe à la mise à mort d'un canard boiteux par le reste de la meute sanguinaire.
Comment ne pas s'identifier à la petite créature qu'ils laissèrent pour morte? La scène attristant le spectateur, ce dernier se précipita pour venir en aide au mourant. Les loups ne mirent que peu de temps à rebrousser chemin et, à son tour, il fut attaqué par la meute.

Lorsqu'il se réveilla, l'Elfe Noir fut surpris de se retrouver au fond d'un lit chaud et confortable. Sa douleur au flanc droit le faisant se replier sur lui même, l'enfant se retourna sur le coté et se retrouva nez-à-nez avec une petite fille blonde. Quand leur regards se croisèrent, la petite poussa un cris strident et s'enfuit. William, quant à lui, essaya de l'appeler, mais, exténué, s'évanouit sur l'instant.
La scène se répéta à plusieurs reprises. Jusqu'au jour où le blessé, ayant repris des forces, parvint à suivre la fillette en titubant.


-Eh! Attends-moi... Souffla-t-il en se levant avant de suivre ses traces. [/size]

Elle vivait dans les arbres et, lorsqu'il sortit, le garçon manqua de peu de tomber de plus de vingt mètres de haut. Se rattrapant tout en considérant cette hauteur vertigineuse, il la poursuivit sur plusieurs mètres dans la foret puis finit par la rejoindre, dans une clairière. Reprenant son souffle, l'enfant s'approcha d'Elle. Puisque c'était Elle. Sans aucun doute : celle qui s'occupait de lui lorsqu'il était plus jeune encore, au village.

Arrivé à sa hauteur, le sombre Elfe voulut ouvrir la bouche lorsque des douleurs l'assaillirent de toutes parts. Sa bouche devint pâteuse et semblait se remplir d'une substance râpeuse. Puis, tandis qu'il s'écroulait sur le sol, les herbes qui le portaient jusque là se changèrent en langues de feu, lui rongeant la peau sans vergogne. Alors qu'il luttait contre la fermeture de ses paupières, l'enfant aperçu un dernier instant la petite fille qui l'avait une fois de plus aidé. C'est dans un battement de cils qu'il la vit disparaitre dans un tourbillon rouge avant de perdre à nouveau connaissance. Sur ses lèvres pales, trois mots se formaient avec peine.

-Qui es-tu?

L'enfant ne sut jamais s'il avait imaginé cette scène. Le souvenir en lui-même était véridique, néanmoins, les années s'écoulant n'avaient pas aidées à le conserver. Une seule chose restait, toujours : il ne connaissait pas son nom.

~ ~ ~


Lorsqu'il ouvrit les yeux, véritablement cette fois, William cru un instant qu'il avait regagné le monde des âmes ; le paradis en somme. Enfin, dans son cas, il s'agissait plutôt de l'enfer. Et, soumis aux tortures promises, le garçon, pour premier geste au sortir du monde des rêves se tordit d'abord sous la douleur. Oubliant presque immédiatement cet étrange moment passé dans cette dimension d'un autre temps, le pilleur se concentra plutôt sur l'instant présent, où il se sentait rongé jusqu'à l'os. D'un coté, de multiples brulures lui léchaient la peau, quand de l'autre, des milliers d'insectes, semblables à des scorpions, parcouraient et piquaient son corps. La vision brouillée, l'Elfe mit un certain temps à prendre conscience de ce qui l'entourait. Tout autour de lui, des formes floues se mouvaient, un ensemble rouge à perte de vue réduisait son champ de vision et plusieurs masses lui pesaient sur les pieds et les épaules. Le jeune homme, assaillis par plusieurs mal inconnus, souffrait le martyr. Et puis soudain, tout devint clair. Comme au sortir d'une nuit grisée, le voleur, reprenant ses esprits, comprit presque aussitôt ce qui lui arrivait. Des gerbes de sable tourbillonnant tout autour de lui, il ne pouvait se tromper. Le monde semblait se déchaîner : la tempête de sable, elle, était à son apogée.

Depuis quand cela avait-il commencé? À quel moment cette tempête de sable avait-elle débutée? Le monde entier semblait tanguer tout autour de lui tant la tête lui tournait, et, ainsi tourmenté au réveil, le jeune homme se sentit pris au dépourvu. Tandis qu'il réalisait, peu à peu, les insectes qui parcouraient ses membres redevinrent ce qu'ils étaient : à savoir, des milliers de grains de sable durs comme la pierre. Plissant des yeux pour protéger ces derniers des attaques répétées faites par ce même sable qui volait dans l'air, fouettant chaque obstacle, William, dos à un mur, et de ce fait face à la tempête, se retourna furtivement pour observer l'endroit où se trouvaient ses proies. Où elles se trouvaient avant que ne se déclenche l'ouragan. Le sable lui obstruant la vue, le mercenaire regagna sa place et prit le temps de réfléchir à un plan. De toute évidence, les soldats de l'armée avaient levé leur camp pour se mettre à couvert. Il y a des grottes creusées dans les parois du Canyon. Ce sont certainement les meilleurs abris qu'offre cet endroit. Grognant à cause du sable qui lui battait la peau, le pilleur, plaqué contre le mur en terre rouge, se pencha à nouveau et chercha l'une de ces fameuses cavernes.

Deux possibilités : à droite, ce qui signifiait traverser des dizaines de mètres en pleine tempêtes, ou à gauche, ce qui se résumait pour le jeune homme à longer le mur jusqu'à l'entrée. Le choix était vite vu en somme. Et puis, en toute logique, les soldats avaient du se diriger sur le coté droit, étant donné qu'ils en étaient plus près : il ne s'agissait pas de tomber nez à nez avec eux. Le jeune homme, lui, se serait volontiers jeté dans la mêlée, évidemment. Mais il avait des ordres à suivre, et il les suivraient. C'est un des plus importants inconvénients dans le fait d'être affilié à un groupe à part entière -les mercenaires dans le cas de William : il faut obtempérer lorsqu'un supérieur lance les directives. Et dire qu'en l'occurrence, le supérieur en question était un Haut-Elfe. Jouer les sous-fifres d'un tel être : quelle honte pour le jeune homme.

-Répugnant. Grogna le garçon avant de s'élancer droit dans la tempête, sa main gauche effleurant la paroi du Canyon qui lui servait de guide.

~ To be Continued ~

[Pour montrer que je n'oublie pas.]

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MessageSujet: Re: Des Espions à écarter ~ Mission de Mercenaire |001|    Dim 29 Avr - 17:02


Le chemin jusqu'à la grotte sembla durer une éternité pour le Mercenaire. Le vent, implacable adversaire, ne ménageait pas ses assauts et, dans la tempête, la soif se fit de plus en plus sentir. Dans le désert, la déshydratation doit bien être le pire ennemi envisageable.
Ça, et la folie. Le soleil tape dur dans ces étendues sableuses et, il faut avouer qu'une fois trop exposé, le cerveau humain, ou Elfique, se retrouve souvent à divaguer dans la perception d'un monde paraissant aussi réel aux yeux qu'il n'est imaginaire.

Et justement, lorsque, après l'avoir atteinte, le pilleur s'engouffra dans la grotte qu'il visait, il eut du mal à distinguer s'il rêvait ou si il était bel et bien éveillé ; si son cerveau lui jouait des tours, ou non.
Ses yeux, auparavant agressés par une violente luminosité, mirent du temps à s'accoutumer à l'obscurité ; son ouïe, elle, resta sourde un temps tandis que son odorat se retrouva réduit de moitié. Et donc, en aveugle aussi sourd qu'asomnique, William se sentait à la fois en sécurité et déboussolé. Néanmoins, si 3 de ses sens se retrouvaient presque inopérants, l'un des deux derniers, le toucher, lui, se révéla très efficace. En effet, soudain assailli par une chaleur plus intense et étouffante encore que celle qu'il était contraint de supporter sous l'astre volcanique, le Mercenaire, se sentant comme pris dans un étaux comparable à une véritable fournaise, ne tarda pas à remarquer les quelques gouttes qui perlaient de plus en plus abondemment sur son front, ses joues et sa nuque. Il faisait chaud ; et même plus encore, puisque l'humidité, également de la partie, rendait l'air difficilement respirable. Cette grotte était donc un four humide dans lequel le Pilleur suffoquait. Il n'en fallut pas plus pour inquiéter l'homme, déjà à bout de nerfs. Les cavernes et autres abris du genre ne sont-ils pas censés être frais? Humides, certes, mais frais. Cela ne fait-il pas partie intégrante de leur définition?

Encore sonné du rêve mouvementé, ainsi que de l'houleuse tempête desquels il sortait, donc, le jeune homme mit un temps avant de recouvrir la totalité de ses sens. Et d'ailleurs, même lorsque ces derniers se retrouvèrent de nouveau opérationnels, l'Elfe Noir eut du mal à les croire. L'odeur qui s'engouffra d'abord dans ses narines lui souleva un haut-le-coeur ; le son qui parvint ensuite dans ses fines ouïes lui arracha un frisson et, bien qu'y étant préparé, lorsque le voleur finit par observer ce qu'il avait face à lui, à travers les multiples taches blanches qui lui obstruaient la vue, il ne put retenir un mouvement de recul.
Ainsi, c'est tandis que ses membres demeuraient paralysés, effet secondaire d'un tel choc, que William s'adonna à la contemplation de l'animal le plus mythique et fantastique qui soit ; le plus merveilleux et macabre à la fois : le dragon. Bien sur, ce n'était qu'un dragon parmi d'autres. Et, heureusement, le spécimen qui avait élu domicile ici était endormi. Assoupis, oui, mais il n'en restait pas moins dangereux ; ça le jeune elfe en était parfaitement conscient.
Cependant, il ne fallut que peu de temps à la curiosité pour prendre le pas sur la méfiance et au jeune homme pour s'approcher de la bête. Rester prudent, certes, mais comment renoncer à étudier de plus près une telle créature? Même sur Walroen, on n'en voit pas tous les jours de ces créatures ; mis à part dans les légendes, évidemment. Celui-ci était d'ailleurs exactement comme le comptait ces épiques histoires : une sorte d'imposant reptile ailé à la mâchoire carrée et légèrement entrouverte sur de multiples crocs, aux griffes acérés, et à la cuirasse écailleuse. La sienne, cependant, était couleur sable et demeurait ainsi particulièrement singulière et adaptée au désert. Autant dire qu'à la surface, il lui aurait été facile de s'enterrer afin de se dissimuler et de surprendre ensuite ses proies. Un prédateur aussi malin que redoutable.
Un chasseur hors pairs, il l'était d'ailleurs sans aucun doute : il n'y avait qu'à observer la décoration ensanglantée de la pièce caverneuse pour s'en rendre compte. Une marre de sang par là, quelques corps en décomposition plus loin... Un véritable garde-manger à portée de sa mâchoire fumante. Une gueule abritant un feu ardent : voila qui expliqait l'insupportable chaleur des lieux. Enfin, d'apparence, on aurait plutôt eut envie de comparer la scène à une boucherie. Ce n'était qu'un animal après tout.

-Un animal, mais un méticuleux tueur.Remarqua le bipède en considérant les diverses catégories de nourriture que la créature s'était créées.

Il y avait les prêts-à-manger précuits, les crus, et le garde manger, composé, en tout et pour tout, de plusieurs corps sans vie. Toute une organisation, en somme.

*Il y en a même qui sont presque intacts* Sourit William en posant son regard sur le corps de ce qui semblait avoir été un archer de l'armée royale et dont il ne manquait que la tête.

De toute évidence, l'animal avait préparé son repas au préalable pour quand il se réveillerait. Or, tout ce qu'espérait l'Elfe, c'est que ladite bête comptait faire encore un très long et profond somme.
Néanmoins, ce n'est ni la peur du danger, ni celle de sa mort certainement prochaine qui préoccupa alors le mercenaire, mais bel et bien le bon déroulement de sa mission. En effet, on ne peut détourner un assassin de son objectif et, en ce qui le concernait, Wind demeurait très préoccupé de la suite des opérations. Il faut dire que la donnée qui venait d'apparaitre modifiait considérablement la donne. Et ainsi, comme le temps qui lui manquait désormais, le jeune homme était dépourvu de plan précis.

Et, puisqu'une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, une faim insoutenable vint alors tenailler l'estomac de l'Elfe. N'ayant mangé depuis plusieurs jours et n'y tenant plus, il se retrouvait obligé de piocher dans les réserves du carnassier qui dormait non loin, dévorant peut-être les restes d'un soldat comme d'un mercenaire. Allez savoir pourquoi, son choix se porta sur un morceau cru. Surement un reste de son éducation.
Éducation guerrière qui le poussait également à ruminer un plan tout en mastiquant son aliment. La situation était critique. Le temps et les possibilités d'attaques manquaient. Et cet animal qui respirait bruyamment... Vraiment, les conditions n'étaient en aucun cas favorables à l'élaboration d'une quelconque stratégie.
Donnant un coup de pied coléreux dans le cadavre démembré et teinté de pourpre qui flottait à ses pieds, William s'apprêtait à se lever pour faire les cents pas, résolument de mauvaise humeur, lorsqu'un objet retint toute son attention. Se laissant tomber à genoux dans le liquide vital et visqueux qui formait un véritable ruisseau au sol, le mercenaire poussa sur le coté chacun des macchabées, sans gêne, aucune. L'opération était délicate, car, à tout moment, à tout bruit ou faux mouvement, le monstre dans son dos pouvait se réveiller, mais absorbé par la minuscule lueur qui filtrait à travers tissus ensanglantés et chairs lacérées, le sombre jeune homme ne put se résoudre à stopper ses gestes. Et il fit bien. Là, juste sous la montagne des dépouilles, gisaient les armes des défunts. Evidemment, tous les instruments de plus de vingt centimètres, comprenant glaives, sabres, arcs et arbalètes, avaient été réduits en miettes, mais les autres, tels que les petites sarbacanes, couteaux de lancer et autres projectiles, n'avaient subis aucun dégâts. Couverts de sang et de sable, mais aptes à l'utilisation.


[...] Le mercenaire se rassembla ainsi tout un attirail d'armes diverses. Il avait bien sure sa propre rapière, reposant à sa place, mais également cinq couteaux de lancer, une sarbacane ainsi que trois fléchettes. Evidemment, il était prévu que seule la moitié de ces ustensiles soit utilisées, mais, prévoyant, le mercenaire préféra tous les prendre. Et, maintenant qu'il avait de quoi se battre efficacement, William s'installa sur un cadavre, satisfait, et se remit en quête d'une stratégie.
La tempête, qui battait son plein peu de temps auparavant, commençait à se calmer dehors, son sifflement assourdissant s'estompant peu à peu. Mais, au sein de la grotte, la respiration rocailleuse du reptile ailé empêchait encore toute concentration. Ainsi, le plan que décida d'adopter le hors-la-loi se résuma en une attaque des plus sommaires. Il comptait plus ou moins foncer dans le tas. Pas très élégant, certes, mais certainement efficace. Non pas qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il allait faire, l'improvisation n'était d'ailleurs en aucun cas envisagée, mais il venait de décider que son attaque serait relativement frontale ; le reste, il le verrait juste avant de s'élancer.

William attendit encore un peu sous le couvert de la tanière du dangereux carnassier chez qui il se servit également de la réserve d'eau, puis, lorsqu'il jugea le temps assez clément, il se jeta littéralement dehors, le pas sur, son corps tout entier enveloppé dans divers tissus. Les rafales de vent toujours présentes et le sable entravant son avancée, l'assassin eut un certain mal à par parcourir les deux-cents mètres qui le séparaient de son objectif. Néanmoins, son corps gracile lui permit de l'atteindre en un temps record étant donné les conditions météorologiques. Une fois arrivé à destination, le jeune homme se positionna sur le coté Est de l'entrée, à quelques mètres en retrait de cette dernière et, recroquevillé au plus près du sol afin de minimiser son exposition au vent, il attendit.

Le temps d'attente fut pour lui un véritable supplice. Le sable, vicieux et agile, se faufila jusque dans les moindres plis de ses vêtements, s'installant dans chaque recoin de son corps, craquant dès le plus imperceptible mouvement et gênant au possible. Néanmoins, la position foetale, une fois convenablement adoptée, permis au pilleur de préparer son assaut. Très vite, il fut entièrement recouvert de la masse de grains dorés.
Il était temps de se préparer.
Les réflexes humains prédominent presque toujours sur le terrain et, ne s'attendant aucunement à trouver un quelconque égal au mental posé et réfléchis en ce lieu désolé, le mercenaire se basa sur cette simple donnée pour préméditer l'affrontement à venir.

Tôt ou tard, l'un des trois légionnaires sortiraient en éclaireur, justement, pour voir si la voie était libre. Tôt ou tard, il s'aventurerait à découvert. Tôt ou tard, le massacre commencerait et William pourrait le tuer, les tuer. La tempête s'étant estompée, ce premier ferait quelques pas dans le sable, sans que ses compagnons, occupés à ranger leurs affaires ne s'occupent de lui. Le désert est un endroit calme où les carnassiers et autres dangers vivants se font rares, mais, peut-être serait-il méfiant à cause du piège qui les avait, lui et ses camarades, conduis ici? Auquel cas, il vérifierait méthodiquement les alentours.
Les animaux se font rares, oui, mais il existe bel et bien un prédateur qui veille. Ce n'est pas de chance pour celui s'est aventuré dehors. L'animal guettant sait attendre le bon moment. Tapis en retrait sous quelques couches de sable, le chasseur, seulement guidé par sa fine ouïe, serait capable de patienter une éternité, maintenant qu'il s'est mis en chasse. Reculer pour mieux sauter. En l'occurrence, ce serait se baisser pour mieux bondir. Rien ne bougerait dans le champ de vision de la cible : elle serait alors rassurée. Elle baisserait sa garde (cela s'entend au soupir qu'elle laisse échapper avant de s'adresser à ses frères d'armes).

-C'est bon les gars, il n'y a personne. Finissez de ranger les affaires... Je vais voir un peu plus loin.

Les autres acquiesceraient. Plus aucun bruit ne serait audible mis à part le leur. La proie serait rapidement mise en confiance. Sa méfiance s'envolerait comme les derniers grains de sable que soulevait l'ouragan et elle finirait par quitter la sécurité du périmètre de la grotte pour aller vérifier d'autres recoins du canyon. Histoire de prévenir toute prise à revers, elle se dirigerait d'abord vers l'Est. La bête sanguinaire ne bougerait toujours pas et, collée à la paroi rocheuse, elle semblerait en être une part intégrante. Mais la cible aurait alors des doutes. Son instinct lui crierait de fuir : il y a quelque chose d'anormal dans les environs.
Il aurait raison. Mais elle ne l'écouterait pas, elle s'approcherait du tueur, incertaine. Ce dernier ne broncherait pas et s'arrêterait alors de respirer. Quelques pas plus loin, ce serait le début de l'élimination. Se relevant tout d'un coup, le pilleur aurait l'effet de surprise. Il dégainerait son arme tout en s'élançant et assènerait immédiatement un premier coup. La surprise de la cible durant entre deux et six secondes, il faudrait faire vite. Pour l'attaquant, tout se jouerait lors de ces premières secondes. Abattant d'abord sa lame sur l'épaule gauche de la cible humaine, il serait surement mis en déroute une première fois et riposterait par un coup au thorax effectué par le pommeau de sa rapière. Le souffle coupé, l'attaqué essaierait de se défendre en envoyant ses poings fendre l'air. Et seulement l'air.
S'étant baissé, le mercenaire le ferait tomber à terre en balayant ses jambes et, finalement, planterait sa lame dans le corps du soldat.

C'est ainsi qu'étaient prévus les premiers instants du combat et ainsi ils se déroulèrent. Il ne restait plus que deux soldats qui, alertés par les bruits, ne tardèrent pas à rejoindre leur camarade. Et ce, que ce soit au niveau de leur position et de leur condition. En effet, s'étant déjà retrouvé seul contre plusieurs adversaires, William n'eut aucun mal à s'occuper de ces deux hommes. Des nouvelles recrues, à en juger par leur manque de décorations quelconques. Avant tout, le mercenaire se chargea d'assommer l'un des deux soldats en lui enfonçant son coude dans le ventre puis en laissant son poings s'écraser sur son crâne. Il récupérait ainsi quelques minutes de répit et pouvait se concentrer sur le deuxième sbire de l'armée. Comparé à ses camarades, ce dernier-ci apparut comme un colosse aux yeux de l'assassin. Un bon mètre quatre-vingt pour une centaine de kilos de muscles. Rien que ça.
D'abord, Wind essaya de riposter et, se mettant en garde, échangea quelques coups avec son opposant. Mais, plus le nombre d'attaque qu'il ratait grandissait, plus celles portées par le militaire parvenaient à toucher leur cible. Le combat n'était en aucun cas égal et, se trouvant de toute évidence en position d'infériorité, le pilleur décida de mettre à profit ses atouts principaux, à savoir son agilité et sa vitesse.
S'élançant dans une course effrénée, l'Elfe Noir s'assura d'abord que le militaire le suivait en effectuant de large cercle autour des deux colonnes de terre, mesurant sa cadence pour garder une distance plus ou moins raisonnable avec son adversaire. Ils tournèrent ainsi un très court laps de temps car, déterminé à en finir au plus vite, Wind corrigea sa trajectoire et finit par se planter entre les colonnes.
Semblant pris au piège, il laissa à son opposant tout le loisir de se délecter de sa victoire proche et attendit le moment propice à la mise en route de son plan.
Le deuxième éclaireur reprenait peu à peu ses esprits : il fallait faire vite, visiblement.
Néanmoins, ne laissant la précipitation influencer ses mouvements, le pilleur continua dans son éternelle attente jusqu'à ce que finalement, le soldat atteigne l'emplacement idéal à la manoeuvre. Ne lui en demandant pas plus, le jeune homme bondit littéralement sur le coté et, prenant appuis sur l'une des colonnes de sable, s'éleva à près de deux mètres au dessus du sol avant de retomber sur sa cible, toute lame devant. Les épaules du légionnaires étant aussi épaisses que larges, l'assassin put atterrir dessus sans difficultés, laissant sa rapière s'enfoncer dans la clavicule du géant. Un cris de douleur raisonna dans le canyon et l'homme pris pour cible, guidé par la douleur qui se propageait dans son corps, essaya de désarçonner son ennemi, en vain. C'est en fait lui qui se dégagea de son plein gré car, sachant que le coeur n'avait été épargné par l'assaut, il n'avait aucune raison de rester percher là et n'attendit donc un instant de plus pour regagner le sol dans un saut périlleux arrière.

Observant l'homme qui s'étalait par étage devant lui, son sang abreuvant déjà le sable dans lequel il s'apprêtait à tomber, William en oublia presque la dernière de ses cibles qui, effrayée par la scène, avait déjà entrepris de fuir.

-Quel lâche. Remarqua le mercenaire en se tournant dans la direction du fuyard qui lui faisait désormais dos. Vraiment, l'armée n'a rien pour être fière de ses recrues. Finit-il par conclure en soupirant et en se dirigeant nonchalamment vers le jeune homme qui se convulsait au sol, un couteau planté entre ses deux omoplates.

-C'est comme cela qu'ils vous entrainent à l'armée? Demanda William en s'accroupissant devant sa dernière victime, ses bras reposant sur ses jambes qu'il avait pliées sous lui.

Le nerf qu'il avait touché n'était pas mortel, le mercenaire le savait. Enfin, pas directement mortel. D'ici une heure, peut-être, les charognards viendraient abréger ses souffrances en lui en infligeant de bien pires. Sinon, il serait mort en trois heures environs. Une torture difficilement supportable mais irréversible une fois débutée.
Pour l'instant du moins, il gisait, paralysé et frissonnant au pied de son assassin indirect.

-Tu vois, si tu étais resté mourir comme il se doit, dignement je n'aurais pas eu à t'infliger cela. Déchirant un morceau de la chemise de son interlocuteur, le pilleur, emporté dans un élan de sadisme, se mît à nettoyer la lame de sa rapière. -Tes amis sont morts bravement, eux. Le grand m'a d'ailleurs bien impressionné. Reprit-il, d'une voix calme mais forte pour couvrir les sanglots de l'éclaireur. Et puis, tu allais dire quoi à tes supérieurs de toute façon? Si je ne t'avais pas tué, eux l'auraient fais pour te punir d'être revenu sans d'autres informations que celle selon laquelle un étranger dont tu ne connais ni le nom, ni le visage, ni même la race ou la caste ait éliminé froidement tes camarades. Je sauve ton honneur, tu pourrais me remercier. Finit-il par conclure avant de se relever et de se diriger vers le fond du canyon le plus proche afin de débuter son ascension.

Au loin, il sembla à Wind que le militaire lui criait quelques mots incendiaires. Quelle douce musique pour accompagner sa dangereuse escalade. Souriant sous ses tissus, le mercenaire laissa aller ses membres pour s'élever au plus vite, puis, finalement, atteint le haut de la crevasse. Certaines parties de son corps avaient été endommagées par le colosse, mais rien de grave, aussi, il ne lui restait plus qu'à aller récupérer sa petite Haut-Elfe. Comme quoi, il ne l'avait même pas oubliée.

Tandis qu'il marchait, s'éloignant à peine du canyon, l'assassin entendit un cris de terreur suivit d'un long rugissement. Finalement, c'est le dragon qui se délecterait de cette chair fraiche. De quoi remplacer les morceaux que lui avait subtilisé son invité clandestin.

~ The End ~

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