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 [EVENT] La Bataille d'un territoire

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Erika Sellers

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MessageSujet: [EVENT] La Bataille d'un territoire   Mer 13 Juin - 21:17

Mais qu'est-ce que vous faites là vous ? On est pas ici pour se la couler douce ! Vous vous rendez compte de ce qu'il se passe ? Allez, tous le monde debout et au travail ! On a pas le temps de jouer au carte !

Erika n'avait parlé que sur un ton ferme en tachant de garder son calme. Le fort que procurait les mines était très intéressant pour élaborer n'importe quelle stratégie, sachant en plus que les nains, détenteurs de ces mines, étaient dans son camp. La jeune femme passa tout près d'un général qui parlait avec sérieux au gouverneur nain. Lorsqu'elle les frôla, le petit homme à la longue et légendaire barbe se retourna et l’interpella. Elle s'arrêta, et se retourna vers lui, sans un sourire, le visage plus froid qu'à l'ordinaire.

Je tenais à vous remercier d'être venue, Madem... Madame Sellers. Il est réellement regrettable que votre maris n'ait put se déplacer, il nous aurait été d'une grande aide. Et...Le bicentenaire s'avança d'un pas un peu nonchalant, lui prit maladroitement la main et s’apprêta à la baiser tout en continuant à parler en la regardant dans les yeux : Je voulais vous avouer qu'une aussi belle compagne combattant à nos cotés pour cette bataille ne saurait que nous porter chance et victoire...

Erika retira soudainement sa main, laissant la gouverneur nain mal à l'aise et complètement rabaissé, mais elle ne s'en souciait guère. Elle recula légèrement, un peu déstabilisée par la seconde remarque à laquelle elle ne s'attendait absolument pas, puis répondit d'un ton aussi froid que l'annonçait son visage en se retenant de rougir :

Je suis désolée Monsieur le Gouverneur, mais une guerre se prépare, et... Merci du compliment, mais il faut que quelqu'un s'occupe de vos troupes pendant que vous discutez stratégie avec le chef de l'armée. N'est-ce pas ?

Le nain devint légèrement écarlate sous la remarque -mais surtout en entendant le remerciement-, puis se redressa, bien droit et l'air grave, tandis que la mage tournait rapidement les talons et partait rapidement dans un conduit annexe relever d'autres soldats assis devant un jeu de carte.

Peter Evans, si tu m'entends... Je te déteste ! Ça fait des heures qu'il me tourne autour celui là, on dirait bien que je l'intéresse beaucoup et tu n'es jamais là pour faire en sorte que cela cesse ! Je te signale que c'est bien toi qu'ils font tourner en bourrique en me séduisant de cette manière ! Tu as bien de la chance que je sois comme je suis...

La jeune femme soupira, exaspérée, puis reprit son tour de ronde le long des galerie que formaient les mines. Elle croisa un groupe de nains déjà en armure qu'elle félicita d'un sourire. Malgré tous les soldats dont elle disposait, Erika n'était cependant pas sereine. Elle se souvenait de la cruauté des elfes noirs, de tous ces mercenaires qu'elle avait croisé dans sa vie, et s'imaginait donc une grande armée de fourbes armés de sabres recourbés courant vers la victoire... La jeune femme secoua la tête.

Quelle victoire ? Cette victoire est pour nous, pas pour ces pauvres idiots qui ne pensent qu'à se plaindre contre le pouvoir et le gouvernement en place ! Je ne laisserais pas cette fin se réaliser. Pour rien au monde je ne les laisserai gagner les montagnes. Elles sont un trop bon atout pour l'Armée Royale.

La mage du feu fit le tours de la forteresse au pas de course, vérifiant que tous les soldats étaient sur le qui vive. Elle revint ensuite près du Gouverneur qui la dévorait des yeux sans se gêner outre mesure, ce qui mettait Erika de plutôt mauvaise humeur autant que mal à l'aise. Elle écouta un instant leur stratégie de défense de la forteresse du Gouverneur Nain, histoire de se mettre au courant, puis le chef de l'armée partit informer ses troupes. La jeune femme se retrouva donc avec le nain, qui ne cesser de lui lancer des regards lubriques. Elle passa la main dans ses cheveux, pas très à l'aise, puis un bruit étrange se fit entendre. Un bruit de bousculade, non loin de là, quelque part vers la galerie à ciel ouvert. Sans attendre un seul mouvement du Gouverneur, Erika se mit à courir dans la direction du bruit, mobilisant intérieurement ses pouvoirs, Parce qu'on ne sait jamais... En arrivant sur les lieux, elle découvrit avec colère un groupe de gardes attroupés autour de quelque chose qu'elle ne voyait pas encore, ce qui ne l'aida pas à retenir sa fureur. D'un geste ferme, elle écarta un homme qui eut l'intention de riposter, mais qui se ravisa en voyant le visage furieux de la jeune femme.

Vous n'avez pas honte ?! Vous accourez comme des enfants qui vont au spectacle ambulant ! Déguerpissez, tous le monde à son poste et que ça ne se reproduise plus, vous entendez ? Nous sommes en guerre, pas en vacances ! Tous doivent être vigilants, quelle que soit les circonstances!

Au fur et à mesure qu'elle parlait, les soldats nains et humains s'écartaient se sa route, la laissant ainsi plus facilement approcher de ce qui attirait l'attention de tant de monde. Ils devaient être une trentaine à s'entasser pour voir le spectacle ! Erika était en colère contre tant de paresse, de distraction de la part de ses soldats. Mais lorsqu'elle arriva devant ce qui avait provoqué tant de remue ménage, elle en perdit la voix. Un homme gisait là à terre dans l’entrebâillement de la porte blindée qu'on avait ouvert pour aérer un peu les galeries poussiéreuses, le cœur et la tête transpercés d'une flèche chacun. Lentement, la jeune femme s’accroupit près du corps inanimé, arracha négligemment une des deux flèches et l’observa. Il s'agissait de bois de cerisier, un bois blanc très cassant et pourtant, on s'en servait pour confectionner des flèches. La pointe était en os de lapin, cette fois très dur et reconnu comme mortel s'il est ingéré, car il pourrait percer la parois de l'estomac. Au bout de la flèche, trois plumes de dindes étaient attachées avec un tendon classique. Erika n'avait jamais vu ce genre de flèche chez un marchand digne de ce nom. De plus, la seconde flèche était elle faite de bois de peuplier, et ornée de plumes de dindes également. Cette fois, la jeune femme en était certaine. Ces flèches avaient été faites à la main, par quelqu'un d'inexpérimenté, mais qui s'en tirait pourtant assez bien. Elle le voyait arriver comme un orage en plein été : il s'agissait de la première attaque des mercenaires. Erika se releva, et regarda le petit groupe qui était resté formé derrière elle, comme attendant un verdict de sa part, un signe, une parole rassurante. Mais ceux qui connaissaient bien Erika savaient qu'elle était toujours franche. Ses yeux se perdirent dans la foule tandis qu'elle réfléchissait à la procédure. Le Gouverneur, à coté d'elle, paraissait dérouté que la jeune femme n'ait pas défaillis en présence d'un cadavre aussi frais, et regardait autour de lui, comme une bête cherchant un abris, mort de peur. Erika réfléchissait toujours, mais elle réagit tout de même, car l'heure était grave. Il fallait agir, et le plus tôt serait le mieux.

Rassemblement, s'il vous plais ! cria-t-elle pour que tous l'entendent bien.

En un éclair, tous les soldats de cette partie de la galerie étaient devant elle, un peu effrayés par ce qu'il redoutaient d'entendre. Erika n'y alla pas par quatre chemins pour expliquer la situation aux soldats, qui pour la plupart étaient déjà engagés depuis longtemps, et connaissaient ainsi la dureté de la guerre.

Bon. J'ai le regrettable devoir de vous annoncer que ce soldat a été tué par les mercenaires, ce qui veut donc dire que nous sommes en situation d'urgence. Vous deux  ; elle désigna deux hommes qui gardaient la tête haute et qui ne paniquaient pas outre mesure, vous déplacerez le corps pour le mettre dans un coin où il ne gênera pas. Ensuite, vous allez tous, et j'insiste sur le tous, vous allez tous retourner à vos postes. Les guetteurs, restez sur les chemins de rondes, et faites très très attention à votre position. Si vous venez à être tué, faites en sorte de faire le plus de bruit possible, de hurler comme vous savez si bien le faire contre vos femmes ou vos enfants, de façon à ce que le plus tôt possible il groupe plus nombreux d'homme vienne sécuriser la zone. Les soldats de position, vous tenez vos postes et tuez le maximum d'ennemis. Nous n'avons pas beaucoup de temps, donc je m'arrête ici pour les explication, chacun sachant pertinemment ce qu'il a à faire. Est-ce clair ou vous avez besoin d'encore quelques précisions ?

Tous répondirent d'une même voix un ''Non Chef !'' très militaire, qui fit à demi sourire Erika. L'ordre qui régnaient dans cette section de l'armée était vraiment appréciable dans une situation telle que celle qu'ils vivaient actuellement. Elle ordonna donc aux soldats de rejoindre leurs positions, et dans un unique mouvement, chacun regagna sa place dans un ordre parfait, un calme plat et une maîtrise extraordinaire. Erika était fière d'eux, et elle souhaita que, s'ils mourraient, tous aillent se réincarner en arbre pour ainsi vivre en paix sous le merveilleux chant des elfes. Elle n'attendit pas plus longtemps dans cette partie de la galerie. Il y avait encore quelques sept sections étendues sur deux lieues à avertir, et ce n'était pas du luxe d'y aller à pieds ou d'envoyer un quelconque garde. Elle se tourna vers le Gouverneur, mais il n'était plus là. Sûrement partit se cacher dans une pièce annexe... Elle interpella alors un soldat et lui demanda un cheval. Sans se faire plus prier, il couru lui en chercher un. En attendant, Erika se pencha vers une meurtrière et regarda le champ de bataille. Ils étaient plutôt en hauteur, environ une dizaine de mètres de haut par rapport au sol et à la forêt . Elle se trouvait en réalité comme dans une grande forteresse incorporée à la montagne, comme si les deux entités n'en faisaient qu'une seule, et ce sur deux lieues. Sous les meurtrières se trouvait un léger fossé désert, une partie à découvert d'environ vingt à trente mètres et enfin le sous bois, beaucoup trop épais pour qu'elle ne puisse apercevoir quoi que ce fut entre les branches entrelacées des jeunes arbres. Jamais personne ne passerait cet endroit sans mourir au bout de quelques secondes, elle en était certaine. On l'appela alors, et le soldat qu'elle avait envoyé lui apporta un jeune cheval blanc, aux crins soyeux et à l’œil vif. Elle remercia gracieusement l'officier d'un sourire , monta en selle et s'enfuit au grand galop dans les galeries poussiéreuses de la mine. Elle croisait de temps à autres quelques soldats à leur postes, surveillant leur meurtrières avec intérêt, et continuait sa route vers la prochaine section.

Son cœur battait plus vite que les sabots de sa monture frappaient le sol, l'adrénaline montait peu à peu dans ses veines, elle avait tellement attendu ce moment, attendu pour que le stresse qui la rongeait s'envole pour laisser place à la rapidité de ses mouvements. Elle avait tellement horreur d'attendre, tellement horreur de ne pas savoir ce qui allait se passer... La jeune femme, les cheveux aux vents, galopait le plus vite qu'elle pouvait. Enfin elle arriva à la première section, cette du général Guich, qui n'attendait plus que les ordres. Sans attendre l'arrêt complet de son cheval, elle expliqua clairement ce qui venait de se passer à la section I. Tous l'écoutaient dans le plus grand des silence, pour qu'ensuite, à la fin de son discours, le général ordonne à tous ses soldats de retourner à leurs postes. Il envoya même quelques hommes de mains en aide dans la galerie numéro trois qu'Erika venait de parcourir, pour éviter de laisser quelques lieux sans surveillance. Sur ce, la jeune femme repartie au galop, martelant le sol encore plus fort que la première fois. Son ouïe était concentrée sur ce battement régulier, rapide, envoûtant presque, et elle se promis de se trouver un cheval dans quelques temps, lorsque tout cela serait fini. Elle parvint à prévenir toutes les sections. Arrivée à la dernière, elle fit demi tour en demandant à ce qu'on envoie des éclaireur dans les galeries plus profondes, au cas où les mercenaires trouveraient un moyen de rentrer par l'autre coté, ce qui était normalement impossible d'après le Gouverneur nain. Elle repartit donc à la même allure, fière de ce qu'elle avait entreprit. Arrivée à la section I, elle ne remarqua pas de changement flagrant depuis son départ. Aucun soldat n'avait été blessé ou attaqué durant son absence, mais tous restaient particulièrement sur leur gardes. Soudain, de l'autre coté de la porte blindée qui séparait la forteresse incorporée à la montagne et celle à ciel ouvert, un cri abominable se fit entendre. Un râle d'agonie long, tremblant, déchirant, qui se termina par le dernier souffle, le dernier soupir de l'homme à qui on venait d'arracher la vie. Alors que quelques soldats se précipitaient à la porte, Erika intervint d'un geste. Il ne fallait surtout pas ouvrir.

Fermez les verrous et faites en sortes qu'il n'y ait aucune issue qui ne soit fermée. Je veux que nous restions enfermés ici, et ce jusqu'à nouvel ordre.

Mais madame...

Il n'y a pas de mais qui tienne ! Vous vous rendez compte de tout ce que nous risquons à ouvrir cette porte ?! Et si l'homme que nous avons entendu n'était qu'un avertissement ? Je n'entends plus de bruits, c'est gros comme une maison : ils sont peut-être là, à nous attendre derrière cette porte, à attendre qu'on ouvre pour nous détruire, comme le ferait une maladie s’introduisant dans une plaie. Nous n'avons pas le choix. Peut-être que les quatre hommes qui montaient la garde sont déjà tous morts à l'heure qu'il est. Oubliez les. Vous connaissez la guerre et ses douleurs, une de plus ne devrait pas vous ébranler plus que ça.


Erika était blême. Elle ne se sentait pas bien à l'idée qu'elle enfermait ses propres hommes au dehors, et que de cette manière, elle les livrait à une mort certaine et douloureuse, peut-être même à une torture longue et qu'ils ne méritaient pas. Elle savaient que ces hommes étaient très précieux, autant par leur efficacité que par leur simple présence dans les rangs, mais elle ne pouvait se permettre d'ouvrir cette porte, qui promettait une panique totale et une infiltration dans la forteresse par les mercenaires. Non, décidément, elle ne pouvait pas ouvrit la seule issue de secours. Ils étaient piégés. Elle se tourna vers ses hommes, le regard hagard.

Le premier homme qui essaye d'ouvrir cette foutue porte sera jeté aux mercenaires. C'est tout ce que j'ai à déclarer. Je suis désolée.

Les soldats, qui avaient bien comprit la situation, inclinèrent la tête en signe de compréhension. Soudainement, la jeune femme, reprise d'un coup par l'adrénaline, releva la tête et lança :

Bon, nous n'avons pas le temps de nous apitoyer sur leurs sort. On se chargera de les pleurer plus tard, si nous retrouvons leurs corps. Maintenant, tous à vos postes, je compte sur vous pour bien défendre cette galerie, coûte que coûte.

de nouveau, chacun repartit à sa place, et le calme revint. Mais la guerre ne faisait que commencer, il était hors de question de manquer de vigilance. Tous devaient être à l'affût du moindre mouvement dans le bois, ou du moindre bruit autour d'eux. Il en allait de la vie de toute la section. Erika se posta sur son cheval, et repartit d'un pas énergique faire le tour des sections, la main posée sur son katana et tendue comme jamais, prête à sauter de sa monture et dégainer son arme pour pouvoir se défendre.

On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus, dans ces moments là...

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