AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Course poursuite (libre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Course poursuite (libre)   Dim 2 Oct - 9:14

Petit rappel du contexte :

 En pleine nuit, elle fut réveillée par des bruits étranges qu'elle entendait à l'extérieur de sa grande chambre verte. Elle ne le savait pas encore, mais sa vie allait basculer d'un coup. Elle se leva donc, encore ensommeillée, et sortit de sa chambre, traînant les pieds. Quand elle leva les yeux vers ce qui était censé être les escaliers de la gigantesque maison, elle se figea et laissa tomber son chiffon brodé avec lequel elle dormait cette nuit là. Ils poutre tomba dans un grand fracas, libérant une nuée de braises brûlantes et orangées, telles des comètes minuscules et meurtrières. 

Paniquée, la petite fille courru à l'intérieur de sa chambre et s'enferma, dos à la porte. Elle réfléchis à toute vitesse, morte de peur. En été, les incendies sont possibles, mais pas en pleine forêt, en plein royaume des elfes ! Lina pensa alors à ses parents, et la peur augmenta de plusieurs crans. Où étaient-ils ? Que faisaient-ils ? Leur chambre était à l'étage. Sous l'emprise de la panique, l'elfe blonde ouvrit la porte et traversa les flammes qui envahissaient avidement les escaliers. Elle sauta par dessus la poutre enflammée, et monta quatre à quatre les marches de bois brûlé. Elle arriva devant la porte de la chambre qu'elle recherchait, entr'ouverte, et s'engouffra sans réfléchir à l'intérieur de la pièce. Elle était sombre et silencieuse. Atrocement silencieuse. Lina couru vers le lit en criant à ses parents de partir, qu'il fallait quitter la maison au plus vite. Elle sauta sur le matelas, entre les deux formes que créaient les deux personnes allongés dans le lit. Elle passa la main dans le cou de sa mère pour lui relever la tête, la réveiller, puis elle s'arrêta immédiatement. Ses prunelles déjà terrifiées se transformèrent en yeux paniqués, horrifiés. Le cou de sa mère était trop poisseux, trop humide... Elle retira lentement sa main de la plaie béante, et recula doucement. Son visage était figé en une expression épouvantée. Elle recula jusqu'à descendre du lit et se cogner contre le mur du fond de la pièce. Elle n'entendait plus que les forts battements de son coeur, qui vibrait à tout rompre, comme s'il voulait sortir de son corps. Papa... Maman... On les avait égorgés dans leur sommeil. 

Soudain, une ombre passa à travers les carreaux de la fenêtre, provoquant un fracas à réveiller les morts. Lina se recroquevilla sur elle même et cacha son visage pour éviter les projections de verre, verre si rare en ce pays. Elle ne releva les yeux que lorsqu'elle n'entendit plus que le rugissement des flammes qui continuaient à manger la maison avec avidement. Devant elle se tenait une ombre à forme humaine, aux cheveux courts et noirs, et habillé de vêtements simples largement déchirés. L'homme -si c'en était réellement un- était presque torse nu, les bras dégoulinant d'un liquide impossible à identifier pour le moment. Il tenait un sabre à la main, un grand katana qui, quelques secondes après que la petite fille ne l'ai vu, disparu des mains de son propriétaire. Avant qu'elle ne s'en rende compte, l'inconnu l'avait déjà prise dans ses bras, et sautait à nouveau par la fenêtres. Cinq mètres plus bas, ils atterrirent ensembles, et l'ombre se mit à courir. Décontenancée, Lina balbutiait de temps à autre un 'papa' ou un 'maman' terrifié, puis l'inconnu lui adressa la parole. Lina, est-ce que tu vas bien ? Ils ne t'ont pas fait de mal ? Nouveau choc pour l'enfant : elle connaissait cette voix, qu'elle avait tant chérie pendant des années. Elle se blottit un peu plus contre le torse de Vaïk Mistral, son éternel sauveur, et répondit dans un murmure par la négation. Bien... tant mieux, si non ils auraient eu affaire... à moi... Tout d'un coup, il trébucha et Lina partie rouler un peu plus loin dans les herbes folles. Vaïk ne se releva pas. la petite fille entendit alors des bruits de courses derrière eux, des hurlements. Elle se releva rapidement, et vint près de celui qu'elle considérait comme son maître.

Elle lui releva la tête, en regardant autour d'elle, toujours aussi terrorisée. Lina, écoute... moi... Elle baissa les yeux vers le visage meurtrit du jeune homme, qui devait avoir environ vingt ans, et ses prunelles se perdirent dans les siennes. Va-t-en... C'est un ordre, Lina... Cours, le plus loin que tu pourras... sans te retourner... Prends les trois kunais dans ma poche gauche... et va-t-en... dépêches toi... Sans attendre plus d'explications, la petite fille reposa délicatement la tête de Vaïk dans l'herbe, ouvrit la poche en question et en sortit trois armes tranchantes. Elle connaissait ce type d'arme, mais jamais elle n'avait essayé de les utiliser. Souvient-toi d'une chose, Lina... Tu es courageuse... Tu peux y arriver... trouves toi un abris... Je t'y rejoindrais... Prends conscience de tes pouvoirs, Lina.. Maintenant vas-y... Avec regret, l'enfant se leva, mais la peur était plus forte que la tristesse. Elle couru autant qu'elle put, et pendant sa courses, les larmes tombèrent d'elles même... 



*~*~*~*


Elle courrait, sans s'arrêter, encore et encore, la peur au ventre et les larmes aux joues. Elle trébuchait parfois, tombait, se relevait, courrait de nouveau, sans tourner nulle part, allant tout droit, toujours tout droit, comme si elle cherchait la sortie de cet affreux cauchemar. Ses pieds nus foulaient le sol, saignaient à présent. Sa peau fragile n'avait rien pour se protéger des coupures des herbes sadiques qui jonchaient le sol. La nuit plongeait les lieux dans les ténèbres, percé par les rayons de la pleine lune. Lina avait froid. Elle était perdue au beau milieux d'une forêt qu'elle n'avait jamais exploré, au beau milieu de nulle part en somme. Elle n'entendait plus rien, seulement sa course à travers les ronces et les arbres, et les battements de son propre cœur, qui battait toujours à tout rompre. Elle avait l'impression qu'elle allait défaillir, tomber dans l'inconscience d'un instant à l'autre, qu'elle allait se réveiller, d'une quelconque manière, cette situation ne pouvait être qu'un cauchemar horrible, quelque chose qui ne pouvait pas se réaliser. Non, elle ne pouvait pas se retrouver seule devant le monde, du jour au lendemain, sans qu'on l'y ait préparé. Malheureusement, dansun coin de sa tête, elle savait pertinemment qu'elle était seule. Totalement seule. Un frisson la parcouru tout entière, la déséquilibrant. Elle tomba à la renverse, et roula en boule jusqu'à un chêne qui arrêta sa chute. La petite robe de nuit dont elle était vêtue se froissa dans tous les sens et se salit de feuilles mortes.

Elle resta un instant au sol, sonnée, puis se releva très vite et s'immobilisa. Autour d'elle, le silence était lourd, pesant, glacial. Elle se rendit alors compte qu'elle avait froid. En effet, ses vêtements de nuit n'étaient pas très chaud, étant donné qu'elle dormait dans un lit et dans une maison bien isolée. Elle n'avait jamais fait attention que les nuits, même en été, étaient particulièrement froides, surtout lorsqu'elle était seule et perdue. Aucune lumière à l'horizon. Aucun bruit. Les larmes dansant dans ses yeux, la petite fille regardait autour d'elle rapidement, respirant bruyamment malgré elle. Elle renifla, s'essuya machinalement les yeux, et fut prise de sanglots. Mais elle se retint, et tenta de rester silencieuse, même si le résultat n'était pas franchement terrible. La peur lui tenaillait l'estomac, à un tel point qu'elle avait envie de vomir toute cette tension brûlante; elle avait du mal à respirer, elle n'arrivait presque plus à tenir debout. L'enfant était morte de fatigue et d'angoisse. Soudain, elle entendit des bruissements dans la forêt, non loin d'elle. Instinctivement et sans qu'elle s'en aperçoive vraiment, ses pouvoirs se mirent en marche seuls, et créèrent tout autour d'elle une bulle où l'air était figée. Ainsi, quoi qu'il arrive, l'objet ou la chose qui tenterait de se jeter sur elle se retrouverait paralysé dans la bulle de protection. Apeurée, elle attendit que quelque chose se passe, regardant autour d'elle comme un animal affolé.
Revenir en haut Aller en bas

Nemãja Sem'ya

avatar
_____________________

Marin || CorsaireBlason d'Argent
_____________________

Marin || Corsaire
Blason d'Argent
_____________________

Messages : 11
Date d'inscription : 01/09/2011

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
10/250  (10/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Dim 2 Oct - 14:10

Toudididoudou... Il faisait nuit. Très nuit même. Hahaha, mais moi, je m'en fiche, je suis nyctalope ! C'est à dire que je vois dans la nuit *mode Donjon off* Donc, voilà c'était tout de même un peu étrange que je balade la nuit, parce qu'en général, je dors, mais j'avais entendu du bruit. Oui, vous me direz, du bruit dans une forêt, ça arrive quand même toutes les minutes. Sauf que c'était un bruit étrange. genre des sanglots, des larmes, des pleurs, des geignements, bon, vous avez compris quoi. Et ça, c'est pas courant dans un petit bois. Et surtout, ça m'empêche de dormir. Ni une ni deux, je saisis mon poignard, mon mégaphone, et je voletais mollement, jusqu'à l'origine du bruit.

C'était une petite fille. Enfin, elle prenait sans doute, un bon mètre vingt, mais en âge, elle n'avait sans doute pas plus de sept ans, encore que les humains sont étranges. Et elle pleurait. Je l'observais pendant un instant ou deux, avant de me demander quoi faire. Bon,d 'accord, elle était peut-être petite, mais si ça se trouve, elle faisait juste du camping, comme moi, et elle avait épluché des oignons. mais imaginons qu'elle soit en danger, je devais l'aider non ? Je soupirais, puis, je chantais une berceuse, pour e pas trop l'effrayer. Elle sursauta, puis se mit à regarder autour d'elle avec effroi. Ah oui, ces petites créatures ne voient pas dans la nuit.

Je suis une fée, je vais t'aider, je me pose sur ton épaule, ne te tape dessus, je suis gentille, je vais pas te manger.

Deuxième réaction choquée.

Je me pose sur ton épaule, fais gaffe, je suis pas bonne à manger !

Et je me posais, prête à éviter le coup qui arrivait généralement vite.
Revenir en haut Aller en bas

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Dim 2 Oct - 17:10

Soudain, dans le demi silence de la forêt, la petite orpheline entendit une chanson qu'elle connaissait bien. Une berceuse que sa mère lui chantait souvent avant qu'elle n'aille se coucher. Avant même que les larmes n'aient put lui monter à nouveau aux yeux, elle entendit une voix féminine amicale sur sa droite, ce qui la figea sur place.

Je suis une fée, je vais t'aider, je me pose sur ton épaule, ne te tape dessus, je suis gentille, je vais pas te manger.

En état de choc, Lina ne bougea pas d'un pouce. Sans qu'elle s'en aperçoive, la barrière qu'elle avait créé sans s'en rendre compte disparue d'elle même. La jeune elfe se crispa tellement qu'elle enfonça sa tête dans ses épaules et ferma les yeux, attendant que quelque chose survienne.

Je me pose sur ton épaule, fais gaffe, je suis pas bonne à manger !

Plus les secondes passaient, plus la petite fille fermait les yeux et se recroquevillait sur elle même. Puis, elle sentit quelque chose de minuscule se poser sur son épaule, et comme par magie, elle toute sa peur s'envola d'un coup. Elle se décontracta, et baissa les épaules, toujours les yeux fermés. Après avoir expiré un grand coup, elle releva doucement la tête, et demanda d'une petite voix encore tremblante :

Tu me promet que tu me feras pas peur, hein ?
Revenir en haut Aller en bas

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Dim 29 Avr - 16:10

[Je réengage le sujet, parce que Nema ne répond plus.. J'aimerais bien que quelqu'un (n'importe qui) réponde à ce sujet, parce que c'est un bout très très important de l'histoire de mon personnage et que je ne voudrais pas le stopper comme ça :/ Merci beaucoup à celui qui voudra bien répondre Wink ]

EDIT -> Bien sûr, on fait comme si Lina avait halluciné et qu'elle n'avait pas réellement vu la fée Wink
Revenir en haut Aller en bas

Stanislave Myrduìn

avatar
_____________________

Civil || Médecin débutantBlason d'Or
_____________________

Civil || Médecin débutant
Blason d'Or
_____________________

Messages : 9
Date d'inscription : 19/03/2012

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
0/250  (0/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Lun 30 Avr - 18:03

Du feu ? Dans cette forêt ? Chance que ça arrive par accident ? Pas loin de 0.

Je repoussais ma couverture en grognant. Ma nuit était fichue. Je ramassais mon barda et renfilais ma longue cape de druide. J'étais passablement surpris. Certains de mes confrères surveillaient pourtant la zone. Et s'ils avaient laissé ça se faire, c'était qu'ils avaient du se cacher, par peur d'être démolis s'ils intervenaient.

Cependant, moi, je ne pouvais pas rester sans rien faire. Habitué à me déplacer en forêt avec discrétion, j'écartais sans peine de mon bâton feuillages et branchage jusqu'a l'origine du bûcher. Cette odeur de cendre et cette fumée.. Je trouvais ça proprement écoeurant. Mais quand on à l'habitude de la chirurgie, le coeur, on l'a bien accroché.

Accroupis dans l'ombre de la nuit toujours pesante, je fis le tour de la bâtisse qui brûlait toujours, cherchant preuves ou survivants.
Poussant un léger sifflement rauque, je lorgnais le ciel. Apparaissant dans la ligne de la Lune, un corbeau noir se fit voir avant de, en vrille, descendre à ma hauteur avec un puissant croassement.
Discrétion, ratée, j'allais devoir bouger.
En tant que druide non magicien, je pouvais me faire comprendre mais pas comprendre avec exactitude des animaux. Cependant, je pouvais réussir a convenir d'un certain code avec eux de façon à communiquer avec efficacité. En l’occurrence, je pointais de deux doigts mes yeux avant de faire tourner ces deux doigts au dessus de ma tête. Le corbeaux croassa de nouveau et s'envola. Et moi je bougeais vite.

Regardant la maison sous un angle nouveau, je fut surpris de voir que le feu avait débuté.. De l'extérieur ? Et si cela ne suffisait pas à me convaincre d'un assassinat, l'odeur de chair brûlée venant d'une pièce a fenêtre de l'étage balaya tous les doutes.
Proprement ignoble. On avait du les tuer la haut et mettre le feu pour que, sur qu'ils ne pourraient s’échapper, ils se consument.
Encore une offense aux Bienveillants..

Je plantais mon bâton dans le sol. Les quelques glands d'argents et de bois qui y étaient suspendus tintèrent doucement tandis que je commençais à prier pour l'âme des défunt de cette maison. Qui qu'ils soient, qu'ils trouvent les cieux Bienheureux.. Je fus interrompus dans mes psalmodiques traditionnelles par un nouveau croassement. Il avait donc trouvé une âme qui vive.

Me dirigeant vers le bruit de mon camarade, je tombais, en effet, très vite, sur une piste. Une piste grossière. Preuve d'une fuite paniquée qui ne se souciait pas de la discrétion. Ca tombait, ça s'allongeait, ça redémarrait..
Bonne âme, j’effaçais les traces après mon passage. Puis enfin je tombais sur ce que je cherchais. Une empreinte laissée dans une terre humide.
La profondeur.. La taille.. Puis la morphologie.. On aurait dit un enfant.. Une fille plus précisément. Ce que confirmèrent des débris de robes de chambres laissés ça et là dans des branchages.

Le corbeau que j'avais sollicité volait maintenant en cercle autour d'un point duquel je m'approchais. Le bâton tenu à mis hauteur, je confirmais cette impression de proximité par l'entente de sanglots.
Comprenant la délicatesse de la situation, je plantais mon bâton dans le sol et entrepris de descendre une pente qu'elle avait vraisemblablement dégringolé de façon chaotique. A nouveau, le doux tintement des glands de mon bâton s'entrechoquant se fit entendre. Un lourd chêne se dressais comme ultime barrière entre cette petite que je ne pouvais toujours pas voir et moi. D'un geste, je demandais au corbeaux de chercher d'autres vie, et moi je continuais..

...

.. Jusqu'a m'exploser le nez et me ramasser lamentablement contre..?
Tien, moi qui pensais tomber, j'étais suspendu dans les airs..? Je soupirais. De la magie. Reprenant pied à terre, je m'agenouillais devant ce qui me semblait être l’extrême limite de la barrière. Diantre, j'avais sacrement mal moi..

Je tirais une bourse de ma ceinture et m'enduisis les mains d'une fine mousse. Frottant ensuite mes paumes l'une contre l'autre, une douce lueur blanche vint éclairer la scène et mon visage que je refusais de retirer de sous mon capuchon. L'en laisser une partie, oui.. Mais ma cicatrice, même sur mon visage doux, savait effrayer..
Mais rien à faire, la petite restait invisible derrière son chêne. Ne pouvant l'approcher, je devais donc la convaincre de venir à moi.


- Tu n'as pas à avoir peur mon enfant. Du moins pas de moi. Sur les Bienveillants, je sais t'assurer que je n'ai que de l'aide à te proposer.

Ma voix avait ces accents doux et chantant, comme si la moindre des mes paroles tenaient d'une petite mélopée.

- Tu dois êtres terrifiée, frigorifiée et je ne sais quoi d'autre.. Et moi je ne suis qu'un simple Druide qui cherche à aider..

Je n'aimais pas du tout l'idée de faire clairement entendre ma voix, ni de faire de la lumière. Mais je savais, en tant que médecin, que l'un comme l'autre savaient apaiser n'importe quel patient. Sauf que cette petite venait, ça me semblait évident, de survivre à une assassinat. Et je ne tenais pas vraiment à savoir si ceux qui avaient essayé de la tuer une fois voudraient revenir terminer le travail.. Encore moins à les y aider.
Sauf qu'il était simplement hors de question que je quitte cette enfant et que je la laisse à son évidente détresse.


Revenir en haut Aller en bas

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Mar 1 Mai - 15:41

Lina ouvrit alors les yeux, ses yeux d'un bleu translucide, mais elle ne vit rien. Elle se tourna, se retourna encore, sans pouvoir trouver une quelconque trace de fée. Elle l'avait pourtant entendue, elle lui avait parlé, elle était certaine qu'elle était là, quelque part. Un frisson la parcouru une seconde fois, elle appela plusieurs fois dans un murmure le petit être qu'elle avait eu l'impression de croiser, puis les larmes montèrent dans ses grandes prunelles terrorisées. Elle était seule, seule dans le noir de cette nuit glacée.. Elle ne savait plus quelle était la saison, se elle était loin de chez elle, si elle allait s'en sortir. Ses parents étaient morts... Elle les avaient découverts assassinés dans leur chambre, sans vie, baignant dans leur sang...

Non !

La petite fille éclata en sanglots, tandis qu'elle entendait quelque chose voler au dessus d'elle. Paniquée, elle releva la tête, cherchant du regard quelque arme naturelle qu'elle pourrait utiliser en cas d'attaque. Une ombre passa au dessus d'elle, et immédiatement une bulle de protection se forma au dessus de sa tête sans qu'elle ne s'en aperçoive.
Puis elle attendit. Elle ne savait plus quoi faire. Soudain, dans le silence de l'obscurité, Lina entendit un tintement. Un doux tintement, comme des grelots qui se balanceraient au bout d'une branche. Dans un autre contexte, l'enfant aurait pu être émerveillée par ce petit bruit apaisant, mais ce soir là elle ne pouvait pas s'apaiser. Elle se releva d'un seul coup, de nouveau en proie à une peur sans limite, et se retourna d'un bond pour regarder dans la direction initiale du bruit. Elle entendit ensuite un bruit de... chute ? , puis une voit se fit entendre tendis qu'un soleil semblait naître derrière le chêne qui la séparait de l'inconnu qui l'avait suivie.

Tu n'as pas à avoir peur mon enfant. Du moins pas de moi. Sur les Bienveillants, je sais t'assurer que je n'ai que de l'aide à te proposer.

La petite elfe attrapa une branche avec conviction, la brandit devant-elle. Mais en entendant la douce voix de l'homme, elle s'autorisa à abaisser sa maigre arme et à laisser la pointe trainer à terre, non sans rester en alerte. Elle ne voulu cependant pas répondre à cette première réplique, et attendait de voir ce qu'allait faire cet inconnu. Elle essuya du revers du poignet quelques larmes parmi l'océan qui recouvrait ses joues rouges de tristesses et d'émotion, avant d'écouter à nouveau, attentive, un second flot de paroles calmes :

Tu dois êtres terrifiée, frigorifiée et je ne sais quoi d'autre.. Et moi je ne suis qu'un simple Druide qui cherche à aider..

Un druide ? Elle se souvenait avoir appris ce qu'était un druide quelques mois auparavant : ils ressemblent à des magiciens, mais ce ne sont pas des magiciens car ils n'ont pas de pouvoirs magiques à proprement parlé. Ils font partis des gentils. C'était pour elle une preuve suffisante pour pouvoir accorder un minimum de confiance à cet ombre qui lui parlait depuis le chêne. Sans bouger d'un pouce, elle serra la main sur sa branche de bois à demi dégradée par les micro-organismes de la forêt, puis elle se pencha légèrement vers le gigantesque tronc pour essayer de voir au delà. N'y parvenant pas, elle tenta de parler, mais sa voix ne venait pas. Elle s'éclaircit un peu la gorge, puis demanda d'une voix enrouée, presque éteinte mais légèrement fluette :

Vous... Vous êtes un gentil ? Vous n'allez pas me tuer ?

Anticipant la réponse négative, elle continua à poser des question, parfois arrêtée par les bruits qu'elle entendait autour d'elle :

Vous savez.. Qui a fait ça.. ? Qui a tué Papa et Maman ? Ce sont... Les elfes noirs ?

Elle ne s'en rendit pas compte, mais les larmes avaient de nouveau envahis son visage, ravageant les traits fins de la petite fille. Elle éclata de nouveau bruyamment en sanglots, tout en relevant sa branche molle et trop courte pour la protéger réellement. Si elle se trouvait en face d'un homme qui avait tué ses parents, elle voulait le savoir et pouvoir partir pour retrouver l'homme qui l'avait aidé à sortir, le gentil qui ne lui voulait pas de mal. Alors elle se souvint que cet inconnu lui avait justement donné des armes : trois couteaux venant de l'Est du continent. Elle laissa tomber sa branche, attrapa le manche glacé d'une des arme et se coupa malencontreusement avec la lame, qui n'était pas protégé. Elle eut un petit cris de douleur, puis paniqua en voyant la plaie qu'elle s'était infligée toute seule par accident. Elle laissa tomber le couteau, ses pleurs redoublèrent d'intensité et la barrière qu'elle avait créé sans s'en rendre compte disparu comme était apparue.
Revenir en haut Aller en bas

Stanislave Myrduìn

avatar
_____________________

Civil || Médecin débutantBlason d'Or
_____________________

Civil || Médecin débutant
Blason d'Or
_____________________

Messages : 9
Date d'inscription : 19/03/2012

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
0/250  (0/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Mar 1 Mai - 17:28

Réaction prévisible, elle se méfiait. Mais il suffisait de voir la succession de ses question pour comprendre qu'elle semblait déjà m'assimiler à un "Gentil".
A entendre sa voix, je devinais un coup de froid à la gorge. Levée en pleine nuit, en fuite, cette petite n'allait pas tarder à attraper les pires maux du mondes. Sans compter son état mental qui la rendait plus que vulnérable. Pas question de continuer à la faire marcher cette nuit donc, j'allais devoir trouver un moyen pour être sur qu'on ne nous trouve pas..
Ah.. Peut-être une idée..

Enfin, bref. La voix étant le seul lien que j'avais avec elle, je ne devais absolument pas le rompre. Gardant ma voix chantante, je lui répondis donc avec une chaleureuse assurance.


-Te tuer ? Quelle drôle d'idée. Je suis là, à présent, pour prendre soin de toi, si tu me laisses faire. On peut dire que je suis un gentil, oui.

Mh.. Les elfes noirs.. C'était possible, mais qu'en dire ? Je ne connaissais pas sa famille, je ne savais même pas qui était cette petite.. Alors savoir qui pouvait avoir des griefs contre eux et pourquoi..

-Je ne sais pas. Vraiment pas. Je suis arrivé trop tard pour voir quoique ce soit..

Orpheline.. Vraiment, cette nuit était une véritable insulte aux Bienveillants. Si je n'étais pas passé par là, eux seuls savent ce qui aurait pu lui arriver..
A genoux, toujours, j'attendais qu'elle se sente suffisamment en confiance pour qu'elle accepte de baisser sa protection, loin de penser que cette dernière n'était pas volontaire.
Patient, j'aurai a attendre au pire qu'elle ne soit plus en mesure de tenir son sort, ce qui ne saurait pas tarder de toute façon, vu son état.
Seulement, j'entendis un bruit. Comme un objet semis-lourd tombant au sol, puis le chuintement de l'acier.
Après, un cris. Nerveux, je m'étais levé, pestant contre cette barrière. Je ne savais pas ce qu'il se passait. Jusqu'à ce que..
Une feuille finit par atteindre le sol, prouvant que l'obstacle magique était tombé. Je fis un pas en arrière et récupérais mon bâton. M'essuyant les main sur le bout, ce dernier se mit a devenir la source principale de lumière tandis que mes paumes devenaient a peine luminescentes.
Le tintement repris de plus belle tandis qu'enfin, je faisais silencieusement le tour du chêne.
Quelle spectacle.. Quelle détresse. Voyant sa main et le couteau à terre, je compris très vite ce qu'il s'était passé.

M'approchant lentement, tandis qu'elle semblait occupée a pleurer, trop pour avoir remarqué ou entendu ma venue, je m'accroupis face à elle. La lumière émanant de ma canne que j'avais a nouveau planté à terre ne laissais voir de mon visage qu'un sourire sous mon capuchon.


-Chut.. Allez, c'est finis va

Après un geste agile, je pris sa main des deux miennes. Plantant mes deux orbites brillants sous mon couvre chef dans les siens, je captivais son regard et son attention sur mes mots.

-Je suis Stanislave Myrduìn. Mais tu peux m'appeler Stan. Je te promets que je vais m'occuper de toi jusqu’à ce que tu ailles mieux, si tu veux bien. Parole de druide, je ne t'abandonne pas !

Enfin, je relâchais sa main. Souriant de plus belle, je la laissais découvrir que sa douleur avait, en grande partie, été remplacée par une impression de chaleur, tandis que sa main était à présent bandée.
Puis je ramassais son couteau, le prenant par la lame, et lui tendis le manche. Afin d'être sur d'une chose, j'accompagnais ce geste en menant mon autre main à sa joue, délicatement, et la recoiffais rapidement, dégageant son visage et ses oreilles. Oui, c'était bien une elfe. J'ajoutais, quant à l'arme que je lui tendais :


-Tu as raison, tu en auras peut-être besoin à l'avenir. Mais pas contre moi et surtout.. Fais attention avec, d'accord ?

Son entaille à la main était loin d'être ce qui me préoccupait le plus chez elle. Mais c'était le plus évident, et ce dont elle avait le plus conscience. Donc commencer par ça me semblait le meilleur moyen d'arriver a faire qu'elle ne s'affole pas de ma présence ni de ma proximité.
D'autant que cette petite semblait posséder de sacrés pouvoirs...
Revenir en haut Aller en bas

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Sam 5 Mai - 16:03

Lina ne pensa même pas à s'en vouloir, elle était trop jeune pour réfléchir à ce genre de choses. Elle s'était mise à pleurer de plus belle sans voir d'autre solutions à son problème, comme tout enfant de son âge, se toute race. Elle n'entendit pas vraiment lorsque l'inconnu s'approcha, et sursauta légèrement en attendant ses paroles rassurantes :

Chut.. Allez, c'est finis va

Mais la petite elfe n'arrivait plus à retenir ses larmes, et c'est avec un poing collé contre l’œil comme si c'était de cette façon qu'elle allait s'empêcher de pleurer qu'elle laissa l'homme s'occuper de sa main égratignée. Lorsqu'elle leva les yeux débordants de larmes vers le visage inconnu, elle remarqua qu'il la regardait avec bienveillance, un sourire amical et chaleureux sur le visage, malgré l'ombre qui semblait séparer sa mâchoire du reste de son visage. Puis il reprit de la même voix douce, rassurant la petite elfe apeurée :

Je suis Stanislave Myrduìn. Mais tu peux m'appeler Stan. Je te promets que je vais m'occuper de toi jusqu’à ce que tu ailles mieux, si tu veux bien. Parole de druide, je ne t'abandonne pas !

L'enfant acquiesça, ravala quelques larmes tandis que quelques perles coulaient encore le long de ses joues, et le prénommé Stanislave termina son bandage. Elle n'avait plus mal, mais sa main était comme devenu une petite flamme douce qui réchauffait intégralement son petit corps tremblant de froid ou de peur. Stan se baissa ensuite, arrivant à la hauteur de la petite fille, ramassa son kunais et le lui tendis par la poignée.

Mais pourquoi fait-il ça ? Pourquoi ne me le prend-t-il pas ?

Son interrogation ne resta que quelques secondes en suspend, avant qu'elle ne recroise le regard bienveillant de ce nouvel ami :

Tu as raison, tu en auras peut-être besoin à l'avenir. Mais pas contre moi et surtout.. Fais attention avec, d'accord ?

L'elfe le regarda dans les yeux pendant un instant, comme pour s'assurer qu'il ne lui mentait pas. Ses prunelles bleues le scrutèrent, puis elle se persuada qu'il était vraiment un Gentil. Malgré la gravité de la situation, Lina ne put s'empêcher de lui renvoyer son sourire, certes en un peu plus trempé de larmes. Elle était ravie de ne plus être toute seule.

Aux yeux de la petite fille, Stanislave était comme un cadeau du ciel. Elle mettait peu à peu en lui tous ses espoirs, comme si elle venait d’apercevoir une lumière dans une nuit des plus noire, comme la veilleuse que sa mère allumait à son chevet pour qu'elle ait moins peur, pour repousser les monstres qui selon elle hantaient sa chambre. Cette image symbolique n'était qu'un reflet évident de la réalité : alors qu'elle attendait seule, en pleine nuit, pleurant dans le noir, il était apparu avec son bâton magique et lumineux, pour lui offrir la lumière et une seconde chance de s'en sortir indemne.

Lina attrapa délicatement l'arme et la rattacha rapidement à la ceinture de sa chemise de nuit. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour remercier Stan, elle entendit le grondement de l'orage approchant. Le vent se leva, et autour d'elle monta un bruit de poursuite. Apportés par la bourrasque, tous les bruits de la forêt se faisaient entendre de la petite innocente. Elle entendit des chuchotements partout autour d'elle, particulièrement vers sa maison, qui se dirigeaient vers elle. Des chuchotements agressifs, des bruits de fouille dans les fougères, des pas de courses... Quelqu'un la cherchait. Plusieurs individus étaient à sa recherche.

Alors qu'elle écoutait, ses yeux s'arrondirent dans le silence, son visage retrouva son expression terrifiée. Elle remonta ses mains à son visage, mordillant le bout de ses doigts, la terreur emplissant ses prunelles d'ange. Une exclamation de voix se fit alors entendre, très fort pour elle mais ressemblant à un murmure du vent pour le reste du monde :

Trouvez là ! Elle ne doit pas vivre !

Elle regarda alors Stanislave de son regard appeuré qui commençait déjà à de nouveau se remplir de larmes brulantes :

... Ils viennent me chercher... Ils viennent me tuer moi aussi...

Sans refléchir et sans aucune hésitation, elle se jeta dans les bras du druide en pleurant en silence. Tout son corps tremblait de peur. Elle lui chuchota entre deux sanglots :

Pitié... Je vous en supplie aidez moi... Je ne veux pas mourir...

Son dernier mot se transforma en plainte plutôt bruyante de petite fille, enchainant sanglots sur sanglots tandis qu'au dessus d'eux, l'oeil noir malveillant de l'orage recouvrait le ciel de son ombre terrifiante, grondant de plus en plus fort. Le vent se levait, de plus en plus violent, de plus en plus fort, emportait les cheveux blonds de l'enfant en tous sens, mais elle s'en fichait. Dans ses oreilles raisonnaient le bruit des cavales à travers la forêt, les ordres secs des mercenaires et la respiration haletante de chaque assassin qui courrait pour la retrouver. Lina enfouis sa tête dans l'épaule de Stanislave, tandis que le premier éclair fendait le ciel d'une lumière aveuglante, entrainant avec lui les premières gouttes d'un orage qui promettait pour quelques minutes plus tard de la grêle, des éclairs gigantesques et du vent toujours plus fort.
Revenir en haut Aller en bas

Stanislave Myrduìn

avatar
_____________________

Civil || Médecin débutantBlason d'Or
_____________________

Civil || Médecin débutant
Blason d'Or
_____________________

Messages : 9
Date d'inscription : 19/03/2012

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
0/250  (0/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Mar 8 Mai - 20:33

L'orage arrivait.. Le vent avec, la pluie bientôt... Parfait. J'étais discret, mais là, je serai carrément invisible.
J'étais doublement satisfait puisque j'entendis le murmure porté par le vent. Nos poursuivants. Peu content de les savoir derrière nous, mais content d'être au moins au courant

La petite se jeta sur moi, s'accrochant à mes bras comme à la vie. Je ne pouvais par la faire courir. Et les bruits de la poursuite se rapprochaient.
Si j'avais des elfes noirs derrières moi, je resterais invisible, mais on saurait approximativement me pister.
Je desserrais les doigts de la petite, posant mes douces mains sur ses épaules.


-Je ne vais pas te laisser. Je vais te prendre avec moi, et on va s'en sortir. En revanche, je vais te demander d'être très très très courageuse. Notre survie va dépendre de notre discrétion. Tu dois me promettre que quoi qu'il se passe, tu feras de ton mieux, d'accord ?
Allez, mets-ça ou tu vas attraper froid..


Je retirais ma cape, lui dévoilant entièrement mon visage, et l’emmitouflais dedans. Je souriais sur de moi. L'oreille fine, je plongeais ma main dans ma sacoche, et serrais le poing, et décomptais à voix haute :

-Cinq.. Quatre... Trois.. Deux... Un..

-ILS SONT LA !


Un des mercenaire apparu de l'autre coté du chêne. Il avait été attiré par la lumière de mon bâton, comme prévu. Agile, je me retournais, ouvrant la main, et lui soufflais dessus. Un petit nuage doré s’échappa de main pour se dissiper dans sa figure. Il éternua et s'effondra, dans un ronflement sonore.
Je repris mon bâton en main et sifflais. Le corbeau fondit sur moi avant de redresser pour passer juste a coté de moi. Avant qu'il ne file, je frappais fort le chêne et la mousse lumineuse qui recouvrait mon bâton tomba sur le volatile. Première fausse piste : ils suivraient la lumière. Or le corbeau partit de suite, en vol bas, ailleurs.


-Ca, c'est fait. Maintenant, en route.

Je regardais la fille avec ce même sourire. La pluie commençait a coller mes cheveux à mon visage tandis que ma tunique marron s'assombrissait au contact de l'eau. Sans hésiter, je décrochais les glands de mon bâton et les rangeais, puis m'accroupis face a la gamine avant de saisis ses jambes.

-Enroule tes bras autour de mon cou, mais ne serre pas trop.. C'est bon ? Allez, on file !

Maintenant il pleuvait dru, et mes traces ne dureraient pas plus de 3 secondes sur le sol. La foudre tombait, masquant mes bruits de courses.
Car a présent je courrais, la petite sur le dos.
C'était proprement éreintant, mais le bruits de poursuite était comme qui dirait.. Motivant. Et il était simplement hors de question que je la laisse cette petite.

Hors, comme être violent était contre ma nature, j'avais une idée tout a fait charmante pour me débarrasser de nos poursuivants. Ces derniers s'étaient surement divisés, certains suivants la lumière, d'autre des traces. Et j'allais les pousser a faire un truc contre la nature pour que la nature aille contre eux. Mais pour ça, je devais présenter Lina a un couple d'amis. Et vu comme elle avait peur des poursuivants...


Tandis que je continuais à courir à en perdre haleine, en priant les Bienveillants que mon matériel ne finisse pas en miette, ce qui me mouillait commença à me faire mal.
La pluie s'était changée en grêle tandis que les coups de tonnerre grondaient avec toujours plus d'intensité.
Personnellement, j'adorais ça. La toute puissance des Bienveillants, la Nature dans toute sa somptuosité..
Bref, toujours était-il qu'avec ce temps de chien, j'étais certain d'avoir pris une certaine avance. Un avance qui me mena devant une large grotte qui semblait s'enfoncer dans le sol. Un gros terrier quoi.
Là, je posais Lina à terre, a bout de souffle. Je pris une minute, rouge, pour réussir à parler sans suffoquer. Puis je pointais la grotte du doigt.


-On va entrer là. On s'y reposera une heure ou deux, tu pourras même essayer de dormir en sécurité, et je m'occuperai de toi. Mais il faut que tu tiennes ta promesse et que tu sois courageuse comme tu m'as dis. Cet endroit, c'est la caverne d'un couple d'ours, et de leurs 3 enfants. Je passe souvent, donc ils devraient pas poser de soucis.. Mais le mâle va venir te renifler.. Si jamais tu bouges ou fais trop de bruits à ce moment là, il pourrait te juger nuisible.

Je la poussais doucement a l'abris, sur le bord de la grotte.

-Regarde bien. Et suis-moi.

J'écartais les mains et bientôt, le sol se mis a trembler légèrement. Se détachant poils par poils de l'obscurité, une massive bête émergea du fond de la grotte. Un ours, mastoc, de deux mètres de long. Une fois arrivé à ma hauteur, il se mit sur ses deux pattes, devenant alors plus impressionnant. Approchant sa gueule de son visage, il commença à me renifler. Je restais calme, impassible.
Après quelques secondes, il retomba sur ses quattre pattes et passa sa langue sur ma main, affectueusement..
Puis il se tourna vers la petite..
Revenir en haut Aller en bas

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Sam 19 Mai - 16:24

Lorsque Stanislave l'écarta doucement de lui, Lina se sentit perdre tous ses moyens. Allait-il la rejeter ? Allait-il la laisser ici toute seule ? Pourquoi la repoussait-il ? Puis, en entendant les paroles rassurantes du druide, elle esquissa un demi sourire de soulagement.

Je ne vais pas te laisser. Je vais te prendre avec moi, et on va s'en sortir. En revanche, je vais te demander d'être très très très courageuse. Notre survie va dépendre de notre discrétion. Tu dois me promettre que quoi qu'il se passe, tu feras de ton mieux, d'accord ?
Allez, mets-ça ou tu vas attraper froid..


Il enleva sa cape et la lui mit sur le dos tandis que l'enfant hochait la tête, ce qui permis à Lina de voir entièrement le visage de son sauveur. Une légère barbe prolongeait des favoris plus ou moins marqués qui atteignait ses lèvres fendues d'un sourire chaleureux. Elle remarqua à peine son nez un peu proéminent, caché par le charme inexpliqué de l'homme. Il avait les cheveux bruns et en bataille, des sourcils légèrement broussailleux et de grands yeux... Mais.. Il n'a pas d’œil droit ?
Une longue cicatrice pas vraiment jolie barrait son visage qui gardait pourtant une chaleur impressionnante. Elle n'eut pas plus de temps pour le détailler plus que ce qu'elle n'avait déjà fait, car déjà un groupe de poursuivant arrivait. Elle ne savait pas à quelle race ils appartenaient, ni à quelle distance ils se trouvaient d'elle et de son compagnon, mais lorsque Stanislave se mit à décompter, l'enfant ferma les yeux un peu plus fort à chaque chiffre, puis serra les poings, morte de peur.

ILS SONT LÀ !

Un frisson atroce, gigantesque la parcouru, si fort qu'elle cru qu'elle allait mourir à l'instant, mais rien ne se produisit. Elle avait toute son attention sur les capteurs sensoriels de sa peau, de peur qu'on ne la touche, si bien qu'elle n'entendit même pas lorsque l'assassin tomba au sol. Lina sentit l'air au dessus d'elle bouger fortement, mais elle n'eut pas le courage d'ouvrir les yeux. Elle entendit à peine la petite remarque de son protecteur, s'appliquant à respirer doucement pour se calmer comme on lui avait apprit à faire en présence de monstres. Lorsqu'elle sentit qu'on l'attrapait par les jambes, elle eut envie de hurler au secours en ouvrant soudainement les yeux tandis que Stanislave la rassurait :

Enroule tes bras autour de mon cou, mais ne serre pas trop.. L'enfant, encore sous le choc de sa peur, s'exécuta en essayant de se retenir de serrer trop fort la gorge du druide.C'est bon ? Allez, on file !

Ce n'est qu'à cet instant que Lina remarqua qu'il pleuvait déjà fort, alors qu'une goutte d'eau lui rentrait violemment dans l’œil. Elle eut envie de se frotter la paupière pour faire passer les picotements, mais elle perdit l'équilibre lorsque Stan commença à courir. Ballottée sur le dos de son hôte comme si elle avait été sur une minuscule barque sur une rivière rapide de montagne, la petite elfe enfouit sa tête dans le cou de Stanislave, tremblante. Sa petite robe de chambre ne lui tenait pas bien chaud, alors lorsqu'elle était détrempée...
Lina s'imaginait déjà avoir des monstres de toute sorte derrière eux, galopant à leur poursuite avec une folle envie de les dévorer, de les égorger, déversant leur salive immonde sur leur membres brulants d'effort, soulevant leur masse impressionnante pour venir les déchiqueter de leur gigantesques dents aiguisées comme la lame d'un boucher. La capuche que Stan lui avait posé sur la tête coupait son champ de vision au simple coup du druide, ce qui la laissait imaginer tout ce qui pouvait se passer derrière elle, dans son dos, dans la partie que la capuche maintenant lourde et chargée d'eau l'empêchait de voir. Elle imaginait les pires scénarios possibles, voyant passer devant ses yeux les molosses les plus imposants, que son imagination d'enfant déformait pour les rendre aussi grands que des montagnes, plus forts que le plus fort des ours et aux griffes acérées.

L'enfant commença alors à se prendre des choses dures au visage, comme des graviers. Elle enfouis sa tête contre l'épaule de Stanislave, tout en se rendant compte qu'il ne s'agissait pas de graviers, mais de billes de glaces, de la grêle qui s'abattait sur la forêt et sur les deux fuyards. Elle sentait les grêlons s'abattre sur ses épaules, devenant comme l'image même des soucis qui l'accablaient. Elle ferma les yeux si fort en entendant les coups de tonnerre que sa peau se plissait et en devenait blanche, elle serrait également ses petits poings autour de la cape pour la tenir sur elle et rester à l’abri, un abri dérisoire qu'elle s'inventait pour avoir moins peur, comme ce que n'importe quel jeune aurait fait le soir, avec sa couverture pour se protéger des monstres qui se cachaient dans l'obscurité de leur chambre. Tous les bruits de la forêt venaient frapper à ses tympans, de telle sorte qu'elle ne finir par n'entendre qu'un brouhaha constant de bruissements déchirants, de souffles coupés, de bruit de course. Elle voulait se boucher les oreilles pour ne plus entendre tous ces bruits, elle ne voulait plus savoir ce qu'il se passait dans cette forêt, elle voulait retrouver le calme de sa maison, partir de cet enfer dans lequel on l'avait délibérément poussée sans lui demander son avis. Doucement, Stanislave commença à ralentir, puis posa Lina sur le sol. Il prit son temps pour récupérer de sa course folle tandis que l'elfe regardait autour d'elle. Elle avait retrouvé son audition normale et appréciait maintenant le silence parfois brisé par le souffle de son sauveur. Lorsqu'il eut retrouvé son souffle, il lui dit de sa même voix calme et posée bien qu'un peu essoufflée :

-On va entrer là. On s'y reposera une heure ou deux, tu pourras même essayer de dormir en sécurité, et je m'occuperai de toi. Mais il faut que tu tiennes ta promesse et que tu sois courageuse comme tu m'as dis. Cet endroit, c'est la caverne d'un couple d'ours, et de leurs 3 enfants. Je passe souvent, donc ils devraient pas poser de soucis.. Mais le mâle va venir te renifler.. Si jamais tu bouges ou fais trop de bruits à ce moment là, il pourrait te juger nuisible.

Lina cru d'abord qu'il s'agissait d'une famille de gens normaux, des elfes ou des nains peu lui importait. Mais quand elle entendit le terme de mâle, elle eut quelques doutes mais n'eut pas le temps de poser plus de questions, car le druide la poussait déjà vers l'entrée de la grotte :

-Regarde bien. Et suis-moi.

Le sol trembla légèrement sous les pieds de la petite elfe, qui releva soudainement les yeux, prise par un frisson d'effrois soudain. Devant Stanislave se tenait un gigantesque ours, pire que toutes les horreurs qu'elle venait de s'inventer dans son imagination d'enfant. Mortifiée, elle ne pouvait plus bouger. Elle avait envie de s'enfuir, elle avait envie de courir dans les bras des gens qui la poursuivaient pour pouvoir échapper au monstre qui se dressait devant son ami. Pourquoi le druide ne bougeait-il pas ? Pourquoi restait-il bien droit devant cet animal vorace ? Pourquoi ne pas déguerpir et l'emmener avec lui ? Puis soudain, l'ours vint lécher gentiment les mains de l'homme, qui n'avait toujours pas quitté son sourire rassurant. D'une démarche nonchalante, pesante, trop rapide pour un animal de cette envergure, la bestiole s'approcha de Lina. La petite fille recula d'un pas, sentant son pouls s'accélérer à toute vitesse. Elle ne pouvait pas s'enfuir, l'ours la poursuivrait et la dévorerait avec plus de violence qu'on avait tué ses parents. N'ayant aucune autre issue, l'enfant ferma les yeux du plus fort qu'elle put.

Elle voulait s'enfuir. S'évader de cette réalité écrasante et terriblement lourde pour ses épaules de petite elfe. Elle était seule, abandonnée, elle avait couru sous le couvert de la forêt pour se cacher, elle avait trouvé un druide qui l'avait aidé pour ensuite la livrer en repas à un ours gigantesque contre qui elle n'avait aucune chance. Elle plissa encore plus fort ses paupières, morte de peur, tremblante de la tête aux pieds tandis que la barrière invisible qu'elle avait tendance à créer sans s'en rendre compte lorsqu'elle se sentait menacée se remettait en place tout autour d'elle. Sa respiration se fit de plus en plus rapide au fur et à mesure que l'animal sauvage s'approchait d'elle, laissant parfois échapper quelques gémissements d'enfant effrayée. L'ours avançait à quatre pattes d'un pas lourd vers la petite fille, la dominant d'au moins 80cm. Cet instant dura plus d'une éternité dans la tête de l'enfant, qui concentrait toute sa sensibilité sur sa peau pour savoir à quel instant elle devrait avoir réellement peur à en perdre connaissance.

L'animal posa un peu violemment son museau sur la capsule invisible qui entourait Lina, ce qui l'étonna énormément. Il leva sa grosse patte qui faisait deux fois la taille de sa tête, et frappa la surface qu'il ne pouvait distinguer.

Lina sentit un élan de faiblesse gigantesque l'envahir. Elle refusait cependant d'ouvrir les yeux, s'appliquant à faire comme lui avait montrer Stanislave, parce que peut-être qu'il n'allait rien lui arriver si elle le faisait. Elle ne bougea donc pas, ne changeant nullement son attitude, son pouls et sa respiration s'accélérant de plus en plus.

Énervé, l'ours se mit à grogner. Il fit le tours de la capsule, frappant parfois cette coque étrange que lui ne pouvait voir, puis la colère l'envahis. Il rugis de colère, frappant de toute ses force la petite bulle de l'elfe

Cette fois ci, la vague d'affaiblissement se fit au moins sept fois plus forte. Lina en eut un haut le coeur si grand qu'elle ne réussi pas à résister plus longtemps. Elle ouvrit les yeux, suffocant, tremblant, prise soudainement de spasmes. Elle croisa les grand yeux sombres de l'animal qui l'attaquait. Qu'est-ce que j'ai fait ? Puis sans s'en rendre compte, l'enfant tomba à terre, tourna de l’œil et perdit connaissance.
En même temps qu'elle, la barrière invisible s'évapora.
Revenir en haut Aller en bas

Stanislave Myrduìn

avatar
_____________________

Civil || Médecin débutantBlason d'Or
_____________________

Civil || Médecin débutant
Blason d'Or
_____________________

Messages : 9
Date d'inscription : 19/03/2012

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
0/250  (0/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Sam 26 Mai - 4:48

Comme prévu, à l'approche de l'ours, la gamine paniqua.
Je m'étais douté, lorsque j'en avais moi-même subit les effets, qu'elle ne contrôlait pas son don. Peut-être même qu'elle n'en avait pas conscience. Aussi ce fut sans surprise que je vis mon camarade de la forêt se heurter à une barrière d'air.

Je me fichais un peu de ça. Je voulais qu'elle ne fasse pas de bruit, c'était tout. Une défense était agaçante, et lui vaudrait une attaque en bonne et due forme. Mais un cri, un hurlement ou autre aurait été perçu comme une agression. Et là, nous aurions été vraiment mal.
Pourquoi aurions été ? En effet, la petite gisait à présent à terre, épuisée; inconsciente, et à la merci d'un ours irrité qui était capable d'un coup de mâchoire de lui briser la moitié de ses côtes, ou de dévisser sa tête de son cou.

Seulement voilà, au moment où l'ours avait l'occasion de transplanter sa colère sur l'objet de sa colère, un second grognement se fit entendre. Je souriais. Tout fonctionnait comme prévu. Un second tremblement, identique aux pas du premier ours se fit sentir.
Attendant la révélation, j'allais disposer quelques petites choses à l'entrée de la grotte.
Lorsque je revins, libre de me déplacer dans cet abri comme s'il avait été le mien, un ours plus monumentale encore avait pris place entre le mâle et la petite. Une ourse
La femelle. Ou plus précisément la mère.
Je l'avais aidé à mettre à bas il y avait moins d'un an, en conséquence, je savais l'instinct maternel encore bien présent chez elle. De fait, elle s'était interposée, et reniflait la petite.

Il est une chose qu'une mère reconnait, quelque que soit les races : c'est un enfant. Et l'instinct maternel poussait de façon irraisonnée à materner les être de cette classe. Je savais, dès mon entrée, que la mère interviendrait. Et que cette intervention serait salutaire dans la mesure ou la petite aurait ce mécanisme de défense.
Ma peur étant bien sûr qu'un cri ne dérange les oursons et soit perçu par la mère comme une agression envers ses petits et qu'elle achève la Lina plutôt que de la sauver.
Car oui.. Le mâle, bien sûr soumis à sa femelle dans le domaine domestique et par rapport aux enfants, se désintéressa de Lina alors que la femelle l'avais prise, refermant sa gueule sur le sommet de sa robe, avec elle.

La suivant à une distance raisonnable, je la regardais, attendris, poser l'enfant avec les siens. L'elfe, évanouie, gisait inconsciente, a présent, au chaud, entre trois oursons et avec l'épaisse fourrure protectrice de la mère, lovée autour d'eux. Bref un lit des plus chaleureux.


Quant à moi.. Je devais me préparer. La première chose que je fis fut d'allumer un discret feu dans un coin du terrier. Là, je commençais à faire chauffer diverse choses, principalement de l'eau. J'avais à l'idée de préparer un semblant de repas (Lina devait pas trop apprécier la viande crue..) et surtout de pouvoir avoir ma médication a point pour quand elle se réveillerait. Ainsi bordée, elle ne risquait rien, et je n'allais de toute façon pas la réveiller.
Mais son levée et surtout les heures d'après sauraient être pénibles si je ne m’occupais pas d'elle. Déjà qu'elle toussait dans son sommeil..

D'autre part, j'avais quelques pièges à fignoler. En effet, des assassins n'étaient pas des chasseurs. Et de front, les groupes divisés qu'ils avaient formés n'avaient pas la moindre chance à une famille d'ours. Mais l'idée de blesser ceux qui nous "prêtaient" leurs grotte m'était peu agréable..
Or, durant mes voyages, j'avais appris que nombres de maladie étaient portées par des animaux. Et que le micromonde, les insectes par exemples, étaient des vecteurs très actifs. Ce qui me fit penser que si tous les animaux en contact avec ces insectes ne mourraient pas, c'est qu'ils étaient immunisés.
Il se trouve que cette forêt est un peu ma seconde maison et mon premier laboratoire pour mes études naturalistes. Et j’élevais dans mon sac, dans des bocaux, différentes variétés d'insectes volants de la faune. Dans ce cas, il s'agissait de moustiques portant une forme de maladie du sommeil. Une souche pas trop virulente que je savais soigner. Deux de ces bocaux ou vivaient environ deux ou trois moustiques étaient disposés de part et d'autre de l'entrée de la cavité. Une mince ficelle les reliait. Un ours, d'instinct, ne piétinerait jamais cette ficelle. De sorte que seuls des indésirable puissent activer ce piège. De plus, l’épiderme de ces ours était beaucoup trop épais pour être indisposé par mes insectes.
En gros, seul un humanoïde pouvait être victime de ce piège qui le ferait ronfler dans un sommeil léger sous 5 minutes après piqûre.

Satisfait, je retournais à mon feu, surveillant mes produits. Ce temps durant, l'ours, mon vieux camarade, vint s'allonger dans mon dos, curieux. Il m'apportait ainsi une douce chaleur dans cet endroit qui était humide encore du sale temps de dehors.
Sortant de ma poche un jeu de runes, je les lançais et les ramassais successivement, une main occupée à caresser le flanc de mon grand ami sauvage. Je me demandais sincèrement si j'allais avoir à me battre..


[HRP : un peu court, mais après tout c'pas à moi de créer tes poursuivants, donc j'suis un peu limité ^^]
Revenir en haut Aller en bas

Lina Golden Pen

avatar
_____________________

Apprentie Mage || AirOrdre de Merlin Classe I
_____________________

Apprentie Mage || Air
Ordre de Merlin Classe I
_____________________

Messages : 199
Date d'inscription : 11/09/2011
Age : 14

Identité
Niveau:
1/5  (1/5)
Expérience:
20/250  (20/250)
Artefacts - Pouvoirs:
MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   Dim 5 Aoû - 12:47

L'enfant avait perdu connaissance. Elle ne savait plus où elle était, ni même qui elle était. C'était le noir complet, le néant, le vide. Lina ne sentais plus aucun membre de son corps, comme si elle était tombée dans le coma, un coma profond, sans fond. Dans son trépas, elle n'avais pas peur non, elle ne se souvenait même pas de ce qui se passait autour d'elle, elle n'entendait plus, ne sentait ni les odeurs ni les textures, c'était comme si on l'avait placée dans une bulle de vide, hermétique. 'était à se demander si elle était consciente. Mais pourtant oui, elle l'était...

*~*~*

Elle se trouvait dans un champ de fleurs prune, un gigantesque champ qui paraissait s'étendre sur des kilomètres et des kilomètres encore au delà de l'horizon. Les fleurs poussaient paisiblement sur les collines qui entouraient l'enfant, et ondulaient doucement dans le plus grand des calme avec la brise qui tourbillonnait paisiblement au dessus de sa tête. Lina se releva, elle qui était allongée dans l'herbe, et regarda ce spectacle paradisiaque pour ses yeux de jeune elfe. certes il n'y avait pas d'arbres, mais que ces fleurs étaient belles ! Elle voulait toutes les cueillir, les sentir, les palper de ses petites mains angéliques... L'odeur envoutante du parterre fleuris faisait rêver l'enfant, et leur douces tiges l'apaisaient. Elle se retourna un instant, sourit en voyant ses parents assis autour d'une table en fer forgé, qui lui sourirent à leur tour. Son bonheur était complet ! Elle venait de s'éveiller, comme elle l'avait toujours pensé, et ses parents étaient là ! Ils n'étaient pas mort ! Elle se demanda alors pourquoi elle avait osé penser qu'ils étaient un jour mort, et en rit de plus belle, heureuse comme jamais. Elle couru à travers le champ, dansant avec la brise qu'elle même sans s'en rendre compte faisait tournoyer gaiment autour des fleurs violettes foncées, qui ressemblaient à des œillets, mais qui ne semblaient pas en être.
Peu à peu, elle s'éloigna de ses parents, qui restaient là, sans bouger, juste en souriant, la main dans la main, observant Lina d'un œil bienveillant et heureux. Mais cet air anormal ne semblait pas perturber l'enfant, qui continuait à s'éloigner en riant, cueillant de temps à autre des fleurs, ces fleurs étranges dont elle cherchait toujours le nom, qu'elle était persuadée de connaitre mais qu'elle ne trouvait pas. Elle était loin de se douter que son rêve n'allait pas rester un doux rêve agréable. Alors elle gambadait, suivait sa joie en accomplissant ce qu'elle désirait avec un plaisir certain. Soudain, deux hommes apparurent près de ses parents, mais elle ne les remarqua pas tout de suite. Lorsqu'elle les vis, c'était trop tard : ses parents étaient ligotés à leurs chaises, mais ils souriaient toujours, comme contents qu'on les attachent. Leurs ravisseurs encagoulés riaient d'un rire mesquin, ravis de la gentillesse de leurs otages. Lina les appela, mais ils ne semblaient pas l'entendre. Elle se mit alors à courir, à courir pour aller les aider, mais le paysage s'étirait sous ses pieds et plus elle avançait, plus elle était loin, elle s'éloignait de plus en plus de la table de fer forgé, de ses parents et de leurs ravisseurs. Voyant que cette méthode ne porterait jamais ses fruits, elle se mit à leur hurler de s'enfuir, d'essayer de se défendre, de partir de cet endroit où tout paraissait pourtant si beau... La mère de l'elfe la regarda avec ce même sourire bienveillant, tandis que son agresseur mettait un couteau sous sa gorge blanche. Doucement, le nom de ces fleurs qu'elle avait dans les mains lui revint, ce qui la déstabilisa encore un peu plus, faisant couler les larmes sur ses joues d'enfant. Avec un rire sadique, l'elfe noir enleva sa cagoule et coupa la gorge de sa mère, la baignant dans une cascade de sang carmin.
Des chrysanthèmes.
Elle se mit à hurler, hurler de toutes ses forces, autant qu'elle pouvait, sentait ses forces tomber comme si cette vision d'horreur la privait de tous ses moyens. Alors qu'elle s'apprêtait à s'enfuir, elle se heurta à un troisième homme encagoulé qui l'attrapa par les cheveux. Elle essaya de se débattre, mais c'était peine perdue. Il la plaqua contre lui avec une telle force qu'elle en eu le souffle coupé, puis il lui asséna un grand coup sur la tête avant de lui appliquer violemment une sorte de peau de bête poilue sur le visage, qui la fit encore plus s'étouffer. Elle se mit à suffoquer et...

*~*~*

Lina se débattait dans son sommeil. Elle bougeait d'abord faiblement, mais lorsque l'un des ourson vint se coucher contre elle si près qu'elle en eu la tête coincée contre son épaisse fourrure, l'enfant secoua plus vigoureusement ses membres, avec quelques gémissements affolés dû à l'attaque de son rêve. Elle se redressa légèrement pour pouvoir respirer comme il se devait, les yeux à demi ouverts sur un endroit qu'elle croyait familier. Elle espérait au fond d'elle qu'elle n'avait pas changé de pièce pendant son sommeil, comme elle le faisait de temps en temps, et que sa mère viendrait bientôt la chercher pour partir à son cour de harpe. seulement, elle ouvrit d'un seul coup des yeux et resta bouche bée devant la grosse peluche grandeur nature qui la regardait avec la plus grande des surprise. L'elfe sentit ses cheveux se hérisser sur sa tête, et la réalité s'imposa une nouvelle fois à elle : ses parents n'étaient plus, elle n'aurait plus aucun cours de sa vie, elle était seule et avait couru dans la forêt... Elle essayait de se remémorer sa soirée comme elle le pouvait mais la fatigue déposait sur ses souvenirs comme un voile flou qu'elle n'arrivait pas à estomper. Puis son regard paru enfin regarder autre chose que le vide et se posa sur l'homme qui semblait préparer quelque chose devant un petit feu, et elle se souvint d'un nom : Stanislave. Qui il était, cela ne lui était pas encore revenu, mais elle avait au moins un nom. Et s'il était là et qu'elle se souvenait de lui, c'était forcément que c'était un gentil. Elle se redressa donc, sortit de son nid en titubant, et se rapprocha doucement de l'homme, lutant contre un vertige violent. Elle s'arrêta un instant, remarquant tout d'un coup la présence d'un ours gigantesque dans le dos du gentil. Une vision se présenta alors à elle : cet ours l'avait attaquée. Elle déglutit, espérant que Stanislave avait éliminé ce danger, et continua à se rapprocher à petits pas.

Stan.... Qu'est-ce...

Lorsqu'elle croisa le regard de son interlocuteur, ses yeux s'arrondirent et tous ses souvenirs resurgirent comme si le barrage qui l'empêchait d'accéder à sa mémoire venait de céder. En quelques secondes à peine, elle revit les images qu'elle venait de vivre; sa rencontre avec Stanislave, leur course sous la pluie pour échapper à leurs poursuivant, l'entrée dans la grotte, et l'affrontement avec l'ours. Lorsqu'elle ré-ouvrit les yeux, son nouveau protecteur la regardait sans comprendre. Elle bafouilla quelque chose d'inintelligible avant de se rendre compte de la situation :

Ils nous poursuivent toujours ?

Il n'eut pas le temps de lui répondre que déjà, par dessus le bruit de la pluie, on entendait des ordres fuser de part et d'autre de la forêt, des éclats de voix dont on ne pouvait comprendre la signification. Lina ne comprenait pas cette langue, et elle ne voulait pas savoir ce qu'ils disaient. Elle avait bien comprit qu'ils étaient là pour elle. L'enfant aurait voulu se cacher, s'enterrer pour ne pas avoir à affronter cette nuit qui s'annonçait bien difficile. Mais elle n'avait pas le choix. Elle recula imperceptiblement, tremblant de tous ses membres.

Ils reviennent... Ils viennent me chercher... J'ai peur...

Lina étouffa un sanglot, les larmes montèrent à ses yeux tandis qu'au loin apparaissaient trois silhouettes d'hommes qui avançaient nonchalamment vers l'abri de pierre. Affrontant sa peur, l'elfe regarda avec plus d'attention les quelques poursuivant qui avaient trouvé la grotte. Ils parlaient entre eux, mais encore une fois l'enfant ne comprenait pas un traitre mot de leur discutions. Ils étaient tous les trois battis comme des taureaux, musclés et habillés de façon à pouvoir mieux se camoufler dans le feuillage -ce à quoi ils ne semblaient absolument pas faire attention-. L'un était rasé de si près qu'on ne parvenait pas à savoir sa couleur de cheveux, le second avait de longs cheveux blancs et une peau noir comme le charbon et le troisième était blond, la peau halée. Ils avaient tous le visage fermé, prêt à tout pour atteindre leur objectif. Sans qu'elle ne s'en aperçu tout de suite, le regard de l'enfant rencontra celui de l'elfe noir. Le mercenaire sourit d'une façon si terrifiante que Lina ne retint plus ses larmes, les laissant dévaler la pente de ses joues blanchies par la terreur.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé


_____________________

_____________________


_____________________

MessageSujet: Re: Course poursuite (libre)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Course poursuite (libre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» Pas sur la neige...[Libre]
» ♦ Juste une envie d'oublier ... [ Libre ]
» Quel accueil de la part des oiseaux! (libre)
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques de Walroen :: Walroen :: 
La Forêt Elfique

 :: Le Coeur de la Forêt
-