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 Si seulement...(libre)

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Lina Golden Pen

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MessageSujet: Si seulement...(libre)   Dim 25 Déc - 13:18

Elle tomba dans le sable brûlant, sans plus pouvoir se relever, même face au mal que lui procurait le contacte entre sa peau et les grains dorés. Sans lutter, elle roula le long de la colline, entraînant une minuscule avalanche de sable qui vint la recouvrir à demi, comme une couverture tissée dans ces cristaux ocres et jaunes. Elle avait l'impression que les grains habituellement si beaux et inoffensifs se mettaient à la ronger avec rage, comme un millier de bestioles de feu carnivores. ses cheveux blonds se mêlèrent au sable, ses yeux se fermèrent. Ses iris bleus semblaient refléter le ciel, mais déjà ses paupières passaient sur la surface lisse de ses yeux, et elle s'envolait. La bouche pâteuse, elle laisser le sable se poser sur sa langue sans même y faire attention. Aspirée dans le sable, elle termina sa dégringolade au fond d'un trou creusé entre deux collines se sable nues. Des collines sans espoir qu'elle observait depuis des heures sans trouver la moindre trace de vie. Pas un lac, pas une flaque, pas un arbre, pas un animal, pas un insecte à portée de main pour trouver ne serais-ce qu'un petit peu d'eau pour ne pas mourir de soif tout de suite. Elle aurait voulu que ses parents soient là, elle aurait voulu être chez elle, avant l'accident. Avant l'incendie qui les avaient tués. Elle aurait tant voulu ne jamais sortir de la vie qu'elle avait avant... Elle aurait voulu pleurer, mais ses yeux eux même étaient trop secs pour pouvoir lâcher une pauvre larme solitaire.

En sortant de la forêt, elle avait réussi à voler un sac dans une échoppe publique, et avait trouvé à l'intérieur une carte, un couteau, un peu de pain et une petite chose étrange, avec une aiguille qui tourne très vite, puis qui retrouve toujours la même place quand on la met toute droite et à plat. Elle n'avait pas encore comprit ce à quoi pouvait bien servir cet objet du futur, mais elle comptait bien le découvrir. Elle avait marché droit devant elle, comme lui avait conseillé la fée dans la forêt, et elle avait atterrit ici. En plein milieu du désert. Le pire dans tout cela, ce n'était pas qu'elle n'avait pas d'eau pour essayer de survivre. C'était qu'elle n'avait personne à appeler au secours. Aucun héros de roman elfique beau et fort, aucun ami bon et fidèle, aucun membre d'une famille qu'elle ne connaissait au final même pas. Elle était seule. Seule comme elle l'était depuis quelques jours. Depuis quelques mois peut être. Elle ne savait plus. Sa mémoire de petite fille avait été trop percutée par les événements qu'elle ne se souvenait plus des dates exactes. Et elle ne voulait même plus les savoir. A présent, elle était à terre, les yeux et le corps trop sec pour pleurer ou hurler une dernière fois avant de s'éteindre.

Ses yeux fermés la brûlaient, son corps entier était calciné par la chaleur et le soleil. La morsure du sable sur sa peau était tellement étalée sur tout son être qu'elle ne la sentait même plus. Un dernier souffle s'échappa de ses lèvres et, porté par le vent, il parcouru le désert à la recherche d'une âme errante de bon cœur, qui pourrait aider cette orpheline avec qui le destin n'avait pas été généreux. Peut-être que quelqu'un s'amusait à parcourir ces grandes dunes de sable jaune terreux ignoble et traumatisant, presque affolant. On devenait vite fou en parcourant ces paysages si semblables en tout point...
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William I. Nightingald

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Dim 22 Jan - 16:49

.: Pré-Mission :.

Du sable, encore et toujours du sable ; une étendue dorée à perte de vue et, bien évidemment : une chaleur digne des bas-fonds de l'enfer. C'est en quelques mots, la description que l'on peut faire du Désert de Walroen dans les environs du Grand Canyon. Et pas que dans ces seules environs d'ailleurs : ce lieu, contrôlé par les Mercenaires, est en tout points inhospitalier ; comme ces derniers quand on y penses. En tout cas, il faut réellement apprécier le soleil et ses chauds rayons pour ne serait-ce qu'imaginer vouloir formuler l'hypothèse d'envisager s'y rendre, dans un futur plus ou moins lointain -quoique surtout lointain, dans tous les cas.

"Néanmoins, malgré cet opinion qui est le mien en ce qui concerne cet endroit, ainsi que mon aversion pour ce genre de conditions météorologiques, c'est d'un pas presque léger que j'en foulais le sol, en ce XXeme jour du mois de Sabaz 1632.
Enfin, autant que mes foulées pouvaient l'être, bien entendu.
"

Cela doit faire trois ans que William a quitté l'école des pilleurs d'Eleannora. Ou peut-être plus... À vrais dires, les souvenirs qu'il garde de ces dernières années ne sont que vagues et de ce fait inexploitables. À croire que, les ayant passées à ne rien faire, elles se sont écoulées sans même qu'il ne s'en rende compte, comme dans un rêve que l'on oublie une fois les yeux ouverts. Quoiqu'il en soit, il semblerait qu'elles ne soient demeurées qu'infructueuses, puisqu'à l'heure qu'il est, le mercenaire n'a pas une pièce en poche. En effet, c'est une simple rapière au coté, et vêtu de toile pour la protection envers l'astre solaire qu'il se déplaçait, marchant droit devant lui, en direction du fameux grand canyon. Des heures entières s'écoulèrent ainsi, entre un soleil de plomb et un sol de feu. Seule ombre s'étendant sur le par-terre de grains dorés, l'Elfe Noir avançait toujours plus vers le Sud, se guidant à l'aide du soleil qui, dans sa folle course, se devait de rester sur sa gauche pour le moment. S'orienter grâce au ciel doit bien être une capacité essentielle à tout bon vagabond ; sait-on jamais, une boussole pourrait se révéler défectueuse. Justement, la sienne reposant au sein de son vêtement ne lui servait pas à grand chose depuis le début de son périple, débuté sous le couvert de la nuit précédente.

C'est donc rapidement qu'il évoluait dans ce lieu cuisant, voulant mener à bien la quête qui était la sienne, ruminant et fixant le sol comme si une bête pouvait en sortir à tout moment.
Quelle idée d'envoyer des espions dans le Canyon, franchement? Les soldats de l'armée, ces benêts incapables de penser par eux-mêmes n'ont donc rien d'autre à faire? Et ce Kills qui m'y envoie moi... La prochaine fois, je crois que je l'étripe dans son bureau.

-Ces hauts-Elfes.. Jamais prêts à prendre les armes.. S'pèce de paresseux. Grogna-il tout en donnant un coup de pied rageur dans une motte de sable se trouvant sur son chemin. Et dire que je lui dois mon revenu... C'est affligeant. Bref, où est ce satané Canyon. Finit-il par déclarer en relevant la tête pour porter mon regard ver l'horizon, n'y découvrant bien entendu, que des dunes instables à en perdre la vue.

Sentant sa conviction s'envoler peu à peu, le jeune homme décida sur un coup de tête de s'arrêter un instant, de faire la pause qu'il avait amplement méritée. Pas d'ombre à l'horizon, c'est donc sur le flanc d'une dune qu'il fit son halte, s'asseyant du mieux qu'il le put dans le sable. Malgré l'absence de tout être vivant digne de ce nom, l'Elfe se sentait bien en ce lieu. Seul face au monde ; face à lui même, libre de penser et de faire ce qu'il voulait, sans avoir à supporter les regards insistants des vermines effrayées par sa conduite qualifiée d'impardonnable. Qui a-t-il de mal à corriger quelqu'un lorsque celui-ci le mérite? C'est ainsi que vont les choses : une erreur doit être punie, et aucun être ne peut réchapper à cette simple conséquence. Quand je pense que les habitants de Pyrr ont osé me chasser pour avoir frapper un gosse qui tentait de me subtiliser ma bourse. Elle est vide, je le concède, mais on ne me vole pas un Nightingald. Pire, on ne vole pas Wind. Je l'ai juste corrigé après tout, pas de quoi en faire un drame.

-Pfff... Sale mioche. Aucune trempe ces petits-là... Aucun caractère non plus... Incapable de riposter, seulement de fondre en sanglot tout en courant se réfugier dans les jupes de leur maman. Finit-il par lancer d'une voix grave et enrouée, tout en s'étendant sur le dos, pieds croisés l'un sur l'autre et mains jointes pour former un repose-tête derrière la nuque.

Ses yeux seuls perçant à travers un fin morceau de toile noire, Wind observait le ciel, qui, d'un bleu azur, l'obligeait à plisser les paupières. Combien de temps lui restait-il avant d'atteindre le lieu du massacre qu'il devait occasionner? Allez-t-il seulement parvenir à mener à bien un tel projet? Et sans réveiller le dragon qui plus est. Un combat, ça fait du bruit, même lorsque l'on doit rester anonyme et de ce fait, à l'écart de la bataille. Prendre part mais ne passe faire repérer... On voit qu'il ne se rend pas souvent sur le terrain le blondinet... Tant de questions sans réponses... Et puis ce soleil qui me brule la peau... Impossible de se poser tranquillement pour réfléchir....

-Je hais le désert. Lâcha le pilleur en direction du ciel qu'il avait pour seul interlocuteur, avant de poursuivre, sur un ton sec et agacé. Il y a rien à faire, rien à tuer... Rhaa et puis c'est quoi cette chose sous mes pieds?! Repliant les jambes afin de basculer à genoux, le Mercenaire au sombre regard se recroquevilla à l'endroit où se trouvait ses pieds un instant plus tôt, prêt à sauter sur ses pieds pour se mettre en garde devant un ennemi potentiel.

Et justement, lorsque, attrapant son arme, le guerrier remarqua finalement la mèche blonde qui se mêlait aux fins grains de sable, il lui fallut moins de quelques secondes pour se camper sur ses pieds, sa lame pointée droit devant lui. Ce furent plusieurs minutes qui s'écoulèrent ainsi.
Le garçon, en position d'attaque devait avoir l'air d'un idiot ainsi planté au beau milieu du désert, et, durant un instant, il cru que c'était son imagination qui lui jouait des tours étant donné qu'aucun adversaire ne s'était encore montré. Néanmoins, puisque son instinct de chasseur sembler insister dans le fait qu'un etre reposait bel et bien là, William se decida à agir sans plus tarder. Faisant tressauter son arme dans sa main, le jeune adulte finit par la tenir fermement par la lame ce qui eut pour effet de lui entailler quelque peu la peau, et lui permis très vite de contempler quelques gouttes pourpres se glisser puis se disperser sur le sol, le colorant ainsi de leur teinte. En un instant, une épaisse flaque, de plus en plus sombre se formit aux pieds du voyageur, qui, n'en tenant pas compte, avait déjà enfoncé le pommeau en argent de sa rapière dans le sable, se heurtant sur le champ à un obstacle indéfinis. Son intuition se révélant fondée, le pilleur lacha son arme à terre, persuadé de n'avoir rien à craindre, et trop sûr de lui pour pouvoir imaginer le contraire, puis posa un genou sur le sol avant de se pencher sur le sol. Il y avait une bosse à cet endroit là. Peu remarquable, certes ; mais à regarder de plus près, elle était bien là. En un geste, le jeune homme à la chevelure ebenne retourna le sable et de ce fait, mis à découvert le petit corps qui y était enfouis.

Surpris d'abord d'une telle rencontre en ces lieux désolés, Wind reprit rapidement ses esprits et, dans un élan incontrôlé, se mît à secouer, plus ou moins violemment l'enfant qui se trouvait devant lui.

-Allez debout petite. Faut que tu me dises ce que tu fais là. Commença-t-il avant de reprendre, grondant presque : Tss... Meme dans le fin fond du désert, on peut pas avoir la paix. Et dire que je me plaignais du manque d'action... Je m'en serait bien passé de ça... Allez la mioche, on se réveille. Finit-il par conclure tout en continuant ses secousses, décidément excédé d'avoir à faire à une autre petite fille.


~ ~ ~ ~

HRPG : Bon, la mission commence ici, mais je la fais bien seul. Je me suis jus arrangé avec Lina pour l'intégrer, en quelques sortes, histoire qu'elle puisse sortir du désert, de nous créer à tout les deux une "relation" et donc, de dynamiser un tant soit peu le forum. Il est évident qu'elle ne va en aucun cas m'aider ou autre.
Ah et désolé, mais j'ai préféré colorer les pensées de mon personnage. Quitte à perdre des points : je trouves cela plus clair.
Bien amicalement,
Wind.

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Lina Golden Pen

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Dim 5 Fév - 15:22

Elle sentit vaguement, dans son profond trépas, qu'on la secouait. Peut-être vigoureusement, peut-être doucement, elle ne faisait plus la différence d'où elle se trouvait. Elle ne ressentait plus rien. La soif la tenaillait, la chaleur l'étouffait, elle ne savait même plus qui elle était, ni à quoi elle pouvait bien ressembler, ni encore même son horrible histoire. Elle espérait avec désespoir qu'elle allait se réveiller aux cotés de sa mère, venant lui apporter un verre d'eau comme elle le faisait chaque soir d'été. Elle allait se réveiller dans sa belle maison en branchages, sa villa magnifique que tous le monde admirait lorsqu'il passait devant, dont elle était si fière. Elle allait se réveiller, jouer avec ses affaires, ranger la maison, aider et aimer des parents comme elle l'avait toujours fait. Elle allait se réveiller et reprendre ses cours de flûte et de piano, d'équitation et d'escrime...

Malheureusement, tous ses espoirs s'envolèrent lorsqu'elle ouvrit enfin les yeux. Elle rencontra un regard froid auquel elle ne fit pas attention, et vit en arrière plan le désert. Ce désert qui l'épuisait, qui l'assoiffait, qui l'assassinait avec tout son sable brûlant et désagréable. Sa tête tomba en arrière, elle battit des paupières, mais elle n'était toujours pas revenue à elle. Sa tête tourna sur ses épaules, comme si elle avait perdu la raison, et une grande quantité de sable tomba de sa bouche. Elle pouvait à peine respirer, son souffle étant bloqué par le sable qui se trouvait à la fois dans sa bouche et dans son nez. Il n'y avait pas un million de solution : il lui fallait une grande quantité d'eau pour pouvoir survivre. Si non, le désert prendrait sa vie d'enfant, sa courte vie d'elfe qui aurait dû durer un millier d'année au moins...

Peu à peu, la petite fille se rendit compte qu'elle n'était plus seule, mais que quelqu'un la secouait vigoureusement comme un sac de pomme de terre. Elle ne pouvait luter, ses forces l'avaient abandonnée depuis un petit moment déjà. Elle ne pouvait plus parler, sa gorge était à semi bouchée par le sable qui s'engouffrait en elle comme un parasite ignoble et terrible qui n'allait pas mettre longtemps à la terrasser. Elle rencontra de nouveau le regard froid de celui qui l'avait -et peut-être qui allait- sauvée, des yeux glacés qui pénétrèrent ses pupilles comme le ferait un vent polaire, et un frisson la parcouru. Mais elle n'avait pas le choix, cet homme était sa dernière chance. Ses yeux se remplirent de larmes, ses grandes prunelles bleus semblant hurler :

Je vous en supplie... Aidez moi... Je ne veux pas mourir ici, pas maintenant, après m'être battue autant de fois que je l'ai pu et qu'il l'a fallu.. Pitié.. Ne m'abandonnez pas... De l'eau, par pitié...

Les larmes ne quittaient pas ses yeux malgré leur grand nombre, et se contentaient de danser devant ses yeux d'enfant. Ne pouvant pas faire autrement, elle se mit à suffoquer, parcourue de tremblements incontrôlables, puis à tousser, essayant de dégager ses poumons encombrés.
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William I. Nightingald

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Dim 5 Fév - 19:56

.:: FlashBack ::.


-Je t'ai dis que je ne voulais pas de ton aide. Laisse moi.

Allongé dans la boue, William refusait d'entendre la petite voix qui le surplombait. L'orgueil est un défaut plutôt récurrent chez les jeunes garçons. Autant dire que dans l'espèce des Elfes Noirs, c'est monnaie courante : même dans la pire des situations, ces derniers ne peuvent se résoudre à demander de l'aide, voire même à en accepter, quand celle-ci est proposée sans condition par une bonne âme de passage.

En l'occurrence, le petit Elfe, étalé de toute sa longueur sur le sol, ses cheveux couleur d'encre salis par la terre et son frêle corps d'enfant souffrant d'une multitudes de blessures légères comme sévères, se refusait à prendre la main qu'on lui tendait. Eh? Et puis quoi encore? Il pouvait aller supplier ses agresseurs de ne pas recommencer tant qu'il y était! Quitte à perdre son honneur, autant le faire jusqu'au bout.

-Vas-t-en j'ai dis! Continuait de grogner le petit garçon, affaiblis et à bout de souffle.

De son coté, assise sur une barrière en bois qui l'élevait au-dessus du petit, une petite fille à la blonde chevelure et aux grands yeux bleus-gris observait, consternée, son interlocuteur qui, face contre terre et surement crottée de bourbe, se refusait obstinément à accepter l'aide qu'elle lui proposait. Âgée de quelques années de plus que lui et dotée d'un caractère extrêmement doux, elle s'était prise d'affection pour ce petit monstre ténébreux qui, du haut de ses sept ans, rêvait déjà d'un grand avenir. Cela faisait plusieurs fois déjà qu'elle lui venait en aide sans que celui-ci ne veuille l'admettre car considérant ses sorts comme des tours de passe-passe pour amuser la galerie. Mais cette fois, les choses étaient différentes : la jeune Haut Elfe s'en rendait bien compte. Descendant de son perchoir, elle s'approcha de son petit corps avant de se pencher au-dessus de lui et de le retourner sur le dos. C'est un William avec le visage en sang (différents flots s'écoulant de son arcade sourcilière, de son nez et de sa mâchoire), recouvert de bleus et de terre séchée qu'elle découvrit alors.

Ledit garçon, ses forces l'abandonnant peu à peu ouvrit alors les paupières autant qu'il le put et, lançant un regard de défi à son opposante, parvint à articuler quelques mots :

-Tu es une ennemie... Laisse moi tranquille... Un voile de fierté recouvrant ses yeux sombres, Will s'assoupit alors, emportant dans son sommeil le portrait angélique de l'Elfe, son joli petit visage à lui se tordant de douleur.

Quelques jours plus tard, il se réveilla dans son lit, le visage de la petite fille encré dans la tête. Petite fille qu'il ne revit, ceci dit, jamais.

- - -

C'était il y a longtemps, mais souvent, William, désormais adulte, revoyait le visage de cette enfant. C'était bien la seule Haut Elfe qu'il n'avait pas haïs. Enfin, il la détestait, cela va de soit, mais quelque part, elle lui avait presque manqué lorsque, du jour au lendemain, elle avait quitté le quartier Elfique.

Secouant vivement la tête dans un léger mouvement de recul afin de recouvrir ses esprits, le pilleur posa son regard aussi froid que dépourvu d'émotion sur l'enfant qui lui faisait face. Et, une fois encore, il eut un élan de recul, plus marqué cette fois cependant, causé par la surprise qui était la sienne face à cet individu. Etait-ce le soleil qui tapait trop fort ou les méfaits du désert qui se manifestaient enfin? L'inconnue, ayant un tant soit peu recouvert ses esprits avait bougé de quelques centimètres. Mouvement qui avait suffit à faire glisser le sable et à la découvrir presque tout à fait. Pétrifié par cette vision du passé qu'il pensait avoir, Wind ne sut exactement comment agir sur le moment. Une proie facile pour quiconque s'attaquerait à lui ; c'était affligeant.

Se laissant choir en tailleur sur les grains chauds de l'étendue désertique, le jeune homme à l'allure ténébreuse se pencha vers la petite aux longues mèches dorées et, se demanda que faire. *Toujours là où il faut pas ces mômes...* Ils étaient seuls : autant prendre le temps de réfléchir. Après quelques minutes de réflexions, le brun se releva et finalement, lâcha sur un ton d'agacement :

-Oh et puis ce ne sont pas mes affaires après tout. J'ai mieux à faire, c'est son problème, pas le mien.

Néanmoins, lorsque l'enfant étendue sur le sol ouvrit ses paupières ensablées pour lui lancer un regard suppliant, le mercenaire se sentit défaillir sans qu'il ne puisse y faire quoique ce soit. La vision de l'année de ses sept ans lui apparut dans un flash tandis qu'il laissait son regard errer dans ceux, bleus-gris de la naufragée du destin. C'était un coup au coeur qu'elle lui assenait, faisant à chaque toux, vibrer la seule corde sensible qu'il n'eut jamais possédé. Il prit sa décision. Il tenait sa revanche sur ce passé qu'il répugnait et durant lequel à maintes reprises, une Elfe lui était venue en aide -il le reconnaissait maintenant qu'il avait un moyen de rendre ce qu'il devait à l'espèce ennemie. Aussi, sans plus attendre, l'assassin en devenir attrapa sa besace d'une main, et, sans une once d'hésitation, en sortit sa gourde encore pleine du liquide. D'un même élan, il plaça sa main sous la nuque de la petite et, la soulevant délicatement, la fit s'asseoir face à lui avant de lui donner à boire du mieux qu'il le put.

-Allez, on a dit debout, petite.

C'était quelque peu à contre coeur qu'il agissait ainsi, mais le visage angélique de son enfance lui apparaissant sans arrêt, il ne voyait d'autre solution.

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Lina Golden Pen

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Mar 14 Fév - 13:31

Lina sentit qu'on l'arrachait délicatement de sa prison sèche et brûlante pour l'assoir à la surface du sable. Elle avait de nouveau fermé les yeux, car la lumière du soleil lui faisait très mal. Les larmes perlaient toutes seuls sur ses joues blanches d'enfant, sans même que la petite elfe ne s'en rende compte. Ses cheveux blonds emmêlés venaient se coller sur ses larmes, accompagnés d'une multitude de grains de sable chaud.

-Allez, on a dit debout, petite.

L'inconnu avait une voix grave, presque suave, que la petite fille commençait déjà à vénérer. Cette voix était son seul espoir, alors qu'elle se croyait déjà perdue dans cet enfer ocre. Elle sentit un liquide frais et bienfaisant entrer dans sa gorge, et elle manqua de s'étouffer, mais elle retint sa quinte de toux. Elle ne voulait pas se mettre à cracher sur cet inconnu si merveilleux à ses yeux. Comment la verrait-il si jamais ça serait arrivé ? Elle ne souhaitait même pas imaginer. Ses larmes redoublèrent sans même qu'elle ne sanglote, sans un bruit, et elle avala la gorgée d'eau maintenant tiède.

Une grimace se dégout tordit son joli visage d'ange. Le sable brûlant descendait le long de son cou, irritant sa trachée. Mais elle ne dit rien, laissant ses larmes tremper ses joues et le sable dégouliner sur ses lèvres. Elle n'osait même plus serrer les dents tant elle ne supportait pas le craquement du sable logé dans ses molaires.
Alors la petite elfe avalait tout ce sable qui lui griffait la gorge, sans avoir d'autre choix. Doucement ses membres se réveillaient, comme si elle n'avait fait qu'un cauchemar, et qu'elle allait bientôt rentrer chez elle. Elle sentit les grains brûlants quitter sa bouche, tant et si bien que ses dents ne crissaient plus. Lorsqu'elle avala sa dernière gorgée d'eau, les bras et les jambes de Lina s'étaient remis à fonctionner normalement.

Elle regarda son sauveur, qu'elle considérait comme son pseudo-maître à présent, comme un dieu à ses yeux d'enfant fragile, naïve et influençable. Il était beaucoup plus grand qu'elle -ce qui n'était pas difficile à faire-, avec des cheveux longs noirs, une peau blanche très pâle... Un elfe noir ! Lina frissonna, mais elle ne pouvait pas s'enfuir. Elle n'avait pas encore assez de forces.

Les elfes noirs détestent les elfes comme moi... Mais pourquoi a-t-il été aussi gentil avec moi ? Pourquoi ne m'a-t-il pas laissé mourir ici ?

La petite fille avait beau réfléchir, elle ne trouvait pas d'explication. Elle regarda dans les yeux gris qui la regardait étrangement, et s'éloigna un peu, de peur qu'il ne lui saute dessus et qu'il la dévore. C'était ce genre d'histoire que sa mère lui racontait lorsqu'elle vivait encore. Les Haut-elfes écrivaient souvent des histoires pour enfant dans ce thème ci : Les elfes-noirs venaient dévorer les petits Haut-elfes qui n'étaient pas sages. C'était une sorte de menace sans réelle conséquence... Enfin presque. En connaissant ces histoires, les elfes 'normaux' n'allaient pas fréquenter les elfes noirs de peur d'être manger. Et Lina se répétait ces histoires dans sa tête à l'instant où elle regardait cet étranger, cet elfe noir au regard presque assassin maintenant.

La petite fille aurait voulu pleurer, elle avait envie de s'enfuir. Un mythe détruit en quelques secondes. Son sauveur se transformait en un instant en un tueur sans pitié, mangeur d'elfe, démoniaque. Elle le voyait déjà éclater d'un rire malsain avant de se jeter sur elle et de lui arracher ses membres. Les larmes de la petite fille se mirent à couler de nouveau, mais cette fois-ci elle s'en rendait bien compte. Elle demanda en reniflant et d'une voix si tremblante qu'elle dû s'y reprendre plusieurs fois avant d'arriver à poser sa question :

Vvv.... Vous... Vous n'allez... Vous n'allez pas me m... Vous n'allez pas me manger, hein... ?

Lina tremblait nettement à présent. Ses larmes coulaient toutes seules, mais les gouttes d'eau n'avaient pas le temps d'atteindre le tissus de sa robe bleu : elles étaient presque immédiatement évaporées lorsqu'elles quittaient ses joues. Puis un souvenir très fort lui revint en tête. Elle se rappela de la mort de ses parents. D'un seul coup, son visage passa de la peur à l'horreur. Elle recula tant bien que mal dans le sable, apeurée.

C'était vous... C'est vous qui avez tué Papa et Maman... C'est vous et votre bande... Et vous m'avez suivis pour me manger aussi...

Elle continua à reculer lentement rapidement, terrorisée comme une bête affolée, s'attendant à la pire réaction qu'il soit de la part de son interlocuteur. Elle imaginait qu'il allait murmurer un 'oui' suivit d'un sourire, puis se transformer en monstre à grandes dents et grandes griffes pour ensuite la poursuivre et la dévorer, comme dans la dernière histoire que sa mère lui avait raconté...
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William I. Nightingald

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Mar 14 Fév - 16:49

Il était vraiment temps. Enfin, la petite Elfe aux cheveux dorés sortait de la sorte de comma dans lequel le désert l'avait faite s'enfoncer. Se réveiller ainsi, dans un lieu inconnu, aride qui plus est, et face à un inconnu doit surement être l'une des pire torture en ce monde. William, le concédant, pris une seconde pour se mettre dans la peau de l'enfant. Ce n'est pas vraiment dans les habitudes du jeune homme que d'avoir pitié ; non, pas du tout en fait. Avoir de la peine pour un être, c'est être faible. Tout adversaire est bon à prendre et jamais, ô grand jamais, il ne faut tourner le dos à un quelconque ennemi. Que ce soit un colosse ou... Une petite fille. D'un autre coté, le pilleur, respectant quelques idéaux, avait, il est vrai, tendance à faire quelque concession. Après tout, il n'y a réellement rien de jouissif à tuer une gamine. C'est bien trop chétif ces petits êtres-là : même pas capable de tenir un glaive comme il le faut... Une rapière, n'en parlons pas. Non, ce qui est intéressant, c'est d'exterminer les adultes. Voir couler leur sang en abondance sur un sol déjà rouge du même liquide... Que demander de plus? S'évadant dans ses fantasmes sadiques, le mercenaire, un sourire démoniaque sur les lèvres, en oublia presque la petite qui, petit à petit, émergeait de son inconscience.

-Hmpf. Qu'est-ce que je fous là déjà?

Souffla-il en levant les yeux au ciel, l'air excédé, avant qu'en un flash, un sourire accompagné d'un rire cristallin s'impose à son esprit. Le tout était très flou, mais en un éclair, les traits de son enfance lui revinrent en mémoire, effaçant immédiatement son rictus satanique ainsi que la lueur mauvaise qui pétillait dans le fond de ses pupilles.

* Ah oui. C'est vrai. * Realisa-t-il par la pensée.

Passant outre ce souvenir récurant qu'il n'arrivait pas à définir ni à déterminer s'il était bon, ou mauvais, le beau jeune homme, retirant les tissus qui lui masquaient la plupart du visage, focalisa à nouveau son attention sur la petite qui gisait à ses pieds. Elle souffrait, c'était indéniable, et il ne fallait pas être bien clairvoyant pour le remarquer. Autre fait, malgré cette douleur qui, visiblement, la prenait à la gorge, l'enfant ne disait rien, restant presque stoïque.

* Elle ne pleurniche pas? Étonnant. * Remarqua alors le beau brun, qui, forcé au respect par un comportement si brave venant d'un être si frêle, resta presque bouche bée.

Enfin, il l'aurait été si l'être en question n'avait pas été une jeune fille de la race des elfes blonds. En l'occurrence, demeurant muet et impassible, il se contentait d'attendre, qu'enfin, ladite enfant se réveille complètement. Cela ne saurait tarder, il suffisait de patienter. Hmm? Attendre? Vraiment? Surement pas. À vrais dires, la mioche avait deux minutes, à peine, pour reprendre ses esprits. Sinon, n'ayant plus d'eau pour lui éclaircir les idées, William serait obligé de la secouer très vigoureusement. De lui donner une ou deux baffes aussi... ; pas fortes, hein... Quoique. S'attendant à devoir procéder à de telles "violences", l'Elfe Noir se pencha un peu plus au-dessus de l'enfant, visage à découvert -ce qui restait très rare- : prêt à agir.
Enfin, c'est presque déçu qu'il constata, à peine quelques secondes ensuite, que la blondinette, tout à fait réveillée, quoique pas encore au mieux de sa force, l'observait interloquée. Dès lors, le jeune homme fut amusé de voir que, dans les yeux clairs de la Haut-Elfe, une cascade de sentiments à son égard se succédaient, allant crescendo : de la déification à la crainte, en passant par une peur des plus pures. C'en était presque délectable et enivrant : enfin quelqu'un qui l'appréciait à sa juste valeur. Finalement, les enfants ont un regard délicieusement simple sur les choses. Ils ne cherchent pas à compliquer et, lorsqu'ils sont face à un Elfe Noir, réputé terrifiant, friand des atrocités les plus macabres et tout simplement pernicieux, ils le prennent tel quel. Que demander de plus? Quel doux sentiment que de se savoir craint. Rien n'est plus agréable, il faut bien l'avouer. En comparaison, se sentir aimer ne vaut rien. Être respecter pour son aspect tyrannique... Voila qui est enrichissant. Savourant d'abord cette exquise sensation, le ténébreux garçon reprit ensuite ses esprits, secouant légèrement la tête dans un très bref mouvement de recul, puis, finalement, adopta a nouveau cet air sérieux et impassible qui était le sien en tout temps.

De ce fait, il put alors remarquer que, finalement, ne faisant pas office d'exception, la petite s'était mise à pleurer. Quelle détestable situation. Le domaine du réconfort n'étant pas de ses favoris et étant de toute façon un piètre être dans ce genre de situations, qui d'ailleurs, le laissait le plus souvent indiffèrent, l'Elfe à la peau pale se contenta de soupirer. Voila que son plaisant instant prenait définitivement fin. Agacé, le jeune homme détourna son regard de la môme tandis que cette dernière parlait et, fixant un point invisible à l'horizon, l'écouta distraitement.

Vvv.... Vous... Vous n'allez... Vous n'allez pas me m... Vous n'allez pas me manger, hein... ? Disait-elle, ou du moins, essayait-elle de dire, la voix tremblante.

Ne pouvant se retenir, le jeune mercenaire, qui, de toute évidence, était alors ailleurs, souffla par le nez en souriant franchement, secouant également la tête et levant négligemment les yeux au ciel. Vu ainsi par un être candide, cela avait tout l'air d'une grimace de sadisme. Et pourtant, comme certaines autres de ses mimiques, le jeune homme était on ne peut plus naturel et sincère dans cette réaction. Presque amical en fait ; presque vulnérable aussi, à voir. En effet, comme certains êtres pouffent ou gloussent ridiculement lorsque quelque chose les amuse réellement, William, ne faisant pas office d'exception, avait ses expressions à lui. En l'occurrence, quelqu'un d'autre aurait surement éclaté de rire. Lui, se contentait de ce geste, qui, somme toute, n'était pas si trompeur que cela quant à son ressentit du moment.

* Moi la manger? * S'amusa-t-il à penser avant de s'imaginer entrain de s'exécuter. La scène lui parut tellement comique, que, sans le vouloir, le jeune homme laissa s'échapper un réel sourire, découvrant ses dents blanches légèrement en pointes -bien que ce ne fut alors pas visible.

Rapportant son attention sur l'enfant qui, d'ailleurs, s'était écartée d'un bon mètre de lui, Wind posa son regard pétillant de malice sur elle, souriant toujours, puis, se ravisant, changea du tout au tout de comportement, redevenant impénétrable. Il ne manquerait plus qu'elle le pense dans un état de folie. Ça lui arrivait, certes, de temps en temps... Enfin, plutôt souvent en fait... Mais rien de bien psychopathe non plus... Quoique? Bref, étant donné que c'en était absolument pas le cas, le beau brun s'assit en tailleur face à la petite créature terrifiée, puis, fermant les yeux, fit abstraction d'elle, l'oubliant entièrement.

Le tout était de savoir s'il pouvait s'amuser un peu. L'effrayer un instant ne ferait de mal à personne, non? Hmm... Elle pourrait mal le prendre et se révéler insupportable. Hors de question qu'il se traine un tel fardeau jusqu'au Canyon. Wait. " Qu'il se traine un tel fardeau jusqu'au Canyon " ? Comptait-il réellement l'emmener avec lui? En quel honneur? Que Diable allait-il s'encombrer d'un tel poids? WIND. Tel était son nom désormais. Comme le souffle mortel il agissait et comme le vent il se déplaçait. Enfin... Maintenant qu'elle était éveillée...?
Maintenant qu'elle était éveillée, il pouvait la laisser ici. Elle trouverait bien la sortie du désert.

En conflit avec lui-même, le jeune homme entendit soudainement le son familier d'un rire enfantin. Ce bruit lui rappelant sans arrêt sa redevance, le pilleur soupira, irrité de constater qu'il ne pouvait la laisser ainsi, lorsque soudain, la frêle voix de l'enfant se fit à nouveau entendre. Il n'avait pas bien écouté tout ce qu'elle avait dit. Avait-elle mentionné les noms de ''Papa et Maman''? Ouvrant un oeil puis l'autre, l'Elfe considéra son interlocutrice, restant muet. Il semblerait bien que oui. Il était donc question d'une orpheline.

* Ça m'arrange ça tiens... * Réalisa-t-il alors, absolument pas peiné par la situation de l'enfant, mais bel et bien embêté pour lui. En tant qu'égoïste invétéré, ce n'était pas tout à fait étonnant de toute façon.

Remettant la perspective de ''s'amuser" à un peu plus tard, le jeune homme, l'idée encrée en tête que de toute façon, il resterait avec cette gamine jusqu'à la fin de son périple dans l'étendue désertique, décida d'adopter un air serieux et un ton neutre ; sa voix naturelle en somme, grave et suave. Ne pouvant demeurer chaleureux, c'était le ton le plus rassurant qu'il connaissait et donc, en conclut que c'était la meilleure option.

-Non, à vrais dires, je ne manges pas vraiment les enfants. Je ne sais pas où tu as pu entendre de telles conneries, mais tu sais, c'est pas parce qu'on a des préférences pour la chair fraiche, qu'on en est des cannibales, hein.

Haussant les sourcils en souriant très brièvement, aussi sincère qu'il ne lui avait été donné de l'être, William, toujours aussi calme, se voulait rassurant car avait constamment son idée en tête. C'est donc de la même voix monocorde qu'il continua, justifiant ses dires. Justifiant? On aura tout vu.

-Et puis réfléchis, t'es pas idiote, non? Si j'avais voulut te tuer, ou te manger, tiens... Bref, je l'aurais fais dans ton sommeil. T'entendre pleurer, merci bien, autant te couper la gorge sur le champ. Faisant une pause, il reprit, ne pouvant se retenir quelques sarcasmes. Hmm...? Mais... Oh! Dis-moi : Tu respire? Non? C'est bon signe, tu ne crois pas?

L'assaillant de questions dans le simple but de la faire un tant soit peu réfléchir, le mercenaire, demeurant aussi inflexible qu'à son habitude, se contenta de plonger son regard froid dans celui de l'enfant, qui, quelque part, restait angélique ; ne relevant pas le fait que petit à petit, elle s'éloignait de plus en plus de lui. Le désert, c'est grand et il est difficile de s'y cacher alors, si elle fuyait, il la retrouverait.
Ou pas. C'était son problème si elle voulait quitter son seul moyen de survie après tout. Il ne fallait pas compter sur lui pour lui courir après.


Eh... On va dire que tu m'as
vraiment beaucoup inspiré.
Wink

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Mar 14 Fév - 22:56

Il.. Riait ? L'inconnu se tenant en face de la petite elfe se mettait clairement à sourire, après qu'elle ait prononcé sa première idée. Il s'était avancé légèrement, puis s'était assis en tailleur comme si de rien n'était, et avait fermé les yeux. Lina l'observait.

Mais qu'est-ce qu'il fait ?

A tout les coups qu'il préparait un coup pour lui sauter dessus et la saigner au plus vite... Lina frissona de nouveau, morte de peur. Elle s'éloigna, mais pas trop loin car elle ne voulait tout de même pas perdre sa seule chance de survivre, bien qu'elle fut même infime ici. Lorsqu'elle parla de ses parents, son 'sauveur' ouvrit les yeux. L'un après l'autre, tel un monstre, un gigantesque dragon prêt à dévorer n'importe quoi, tout ce qu'il se trouve sur son passage. Le sang de Lina se glaça dans ses veines. Lorsqu'elle prononça sa seconde tirade, l'elfe noir sembla doublement embêté. Enfin, pas compatissant, mais embêté tout de même.

Pourquoi.... Pourquoi il me regarde comme ça...?

L'elfe noir sembla réfléchir un instant, et se mit ensuite à parler d'une voix qui avait l'air se se vouloir rassurante, mais qui était encore trop froide pour mettre l'enfant en confiance :

-Non, à vrais dires, je ne manges pas vraiment les enfants. Je ne sais pas où tu as pu entendre de telles conneries, mais tu sais, c'est pas parce qu'on a des préférences pour la chair fraiche, qu'on en est des cannibales, hein.

Les mots 'chair fraîche' et 'cannibales' la firent trembler de plus belle, puis elle comprit enfin le sens de la phrase et se calma. Non, cet individu ne mangeait pas les petits elfes comme elle. Elle commença à inspirer pour lâcher un soupire de soulagement, mais elle ne put finalement laissé échappé à cause du regard froid et carnassier qui l'observait.

Pas si carnassier que ça d'ailleurs, il a dit qu'il ne me mangerait pas... J'espère qu'il ne me ment pas...

Avant qu'elle n'ait put réagir à ces paroles, l'inconnu continua sur le même ton :

-Et puis réfléchis, t'es pas idiote, non? Si j'avais voulut te tuer, ou te manger, tiens... Bref, je l'aurais fais dans ton sommeil. T'entendre pleurer, merci bien, autant te couper la gorge sur le champ. Hmm...? Mais... Oh! Dis-moi : Tu respire? Non? C'est bon signe, tu ne crois pas?

L'esprit de la petite fille s'embruma d'un coup, et elle ne su plus quoi répondre. Il lui avait posé une question. L'elfe noir lui avait posé une question. Elle ne savait pas ce qu'elle devait dire ni penser, ni faire, si bien qu'elle resta quelques instant pétrifiée, le regard rivé dans les yeux de l'inconnu qui l'avait sauvé malgré ses tendances assassines. Elle n'avait même pas perçu le ton sarcastique et presque ironique de l'elfe tant elle ne savait plus quoi faire. Elle baissa soudainement les yeux, s'apercevant qu'elle reculait toujours même sans s'en apercevoir, et qu'elle n'était donc absolument plus discrète. Elle s'arrêta brusquement, manquant de se casser la figure dans la pente qui s'étendait derrière elle et qu'elle avait presque oubliée. Elle murmura d'une petite voix encore tremblante et presque inaudible :

O...Oui oui... Heu....

Elle ne savait plus où se mettre. Elle ne pouvait pas fuir, le désert était grand et elle se perdrait une seconde fois. Elle ne pouvait pas non plus rester trop près de cet inconnu, elle en avait trop peur. Et puis il était tout se même sa seule chance de s'en sortir, malgré le fait qu'il soit elfe noir. Elle s'arrêta donc de trembler, comme si elle se rendait soudain compte de la réalité blessante qui s'imposait à elle. Elle avait déjà fait face à une réalité terrible quelques temps auparavant. Elle n'avait pas le choix : elle devait rester avec cet homme. Enfin, cet elfe. Lina se redressa légèrement, et attendit un instant que quelque chose se passe, mais comme rien ne venait, elle se décida à parler.

Heu... M... Merci de m'avoir aidée... Je ne sais pas s'il fallait vous remercier, mais... Mais je préfère le faire, parce que Maman me l'a toujours appris... Et... Vous allez m'aider à sortir d'ici ? ...

Elle hésita un instant, puis termina dans un murmure :

S'il vous plais..
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William I. Nightingald

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Mer 15 Fév - 13:25

Comment une simple question peut-elle autant déstabiliser? Bon. Certes, il y en avait plus d'une seule... Le jeune homme l'avait carrément assommée avec en fait. Mais de quoi en perdre ses moyens, quand même... Ne bronchant pas, William se dit qu'il devait être tombé sur la plus fragile des créatures. Aurait-il agit ainsi à son âge? Surement pas. En même temps, peut-on réellement comparer un petit Elfe Noir à une petite Haut Elfe? Pas vraiment en fait. Impassible, le sombre Elfe attendit avec impatience la réponse. Ses yeux presque noirs plongés dans ceux, bleus de son interlocutrice.

*La ressemblance est frappante, on dirait vraiment... On dirait vraiment que c'est... elle* Constata-t-il alors, se demandant de ce fait si, avant un certain âge, toutes les Hauts Elfes se ressemblaient traits pour traits.

Sortant de ses pensées, Wind réalisa alors que s'était désormais de trois bons mètres que tout deux étaient séparés. Elle continuait à reculer. Soit. La pente l'accueillerait certainement les bras ouverts à ce rythme là. Peut-être qu'elle pourrait se briser le cou dans sa chute, non? Une lueur véritablement carnassière se frayant un chemin dans le regard profond du jeune homme, ce dernier s'imaginant la scène, sentit la faim se faire sentir. Une fois la petite en confiance, ils mangeraient un morceau. Arriverait-il à la rassurer d'ailleurs? Ce n'était pas vraiment dans ses capacités... Retrouvant un oeil moins assassin, le mercenaire écouta alors l'enfant qui acquiesçait, enfin, quoique toujours incertaine.

Sa question était-elle si difficile? Il n'y avait pourtant aucun piège. Soupirant d'exaspération, le garçon posa à nouveau son regard froid, glacial en fait, sur la jeune Elfe Blonde, remarquant alors son changement de comportement. Déjà, elle avait arrêté de reculé, ce n'était pas si mal ; la ramasser en bas de la pente, très peu pour lui. Ensuite, donnée très importante, son frêle corps de gamine s'était enfin arrêté de trembler. Étant donné la chaleur, les tremblements étaient seulement dus à la peur. Or, même si le Pilleur trouvait ce genre de réactions involontaires délicieusement exquises, la voir se calmer l'arrangeait on ne peut mieux : peut-être allait-elle enfin devenir cohérente et logique. Une mioche de sept ans environ? Avoir un raisonnement réfléchis? On peut toujours rêver. Observant donc la petite dans sa robe bleue, William se focalisa entièrement sur elle et, tandis qu'elle parlait, l'écouta attentivement, pour une fois.

-Heu... M... Merci de m'avoir aidée... Je ne sais pas s'il fallait vous remercier, mais... Mais je préfère le faire, parce que Maman me l'a toujours appris... Et... Vous allez m'aider à sortir d'ici ? ... Demandait-elle, hésitante.

*S'il me plait? Pense-t-elle vraiment que cela peut me plaire de me la coltiner pendant tout le désert?* S'emportant d'abord intérieurement quant au fait que sa jeune interlocutrice ose lui demander ça à lui, un Elfe Noir, Wind se reprit. Elle le mettait face à une dure réalité. Oui, il allait l'aider. Et, on ne peut que ça l'enchantait tout à fait. Lui lançant d'abord un coup d'oeil assassin, comme s'il lui reprochait de s'être trouvée là, le jeune, haussant les sourcils dans un léger mouvement de recul, l'interrogea ensuite de ses yeux ténébreux. Ce revirement de comportement pouvait troubler, mais après tout, l'animal était prêt à faire au moins un minimum d'effort, alors autant s'y mettre sur le champ.

-Ta Maman a bien raison. Il faut toujours rester poli ; surtout lorsqu'on est une petite fille... Et une Haut-Elfe qui plus est! Commença-t-il l'air sincère, suivant les idéaux qu'on lui avait lui-même enseignés, quoiqu'ajoutant la donnée de la race sur un ton involontairement rêche et amer. Les mauvaises habitudes ont la peau dure.

*On ne se refait pas* Remarqua-t-il en soulevant brièvement ses épaules.

-Si je vais t'aider? Hmpf. On va dire que c'est bel et bien ce qui était prévu, oui. Grogna-t-il à contre coeur et à peine assez fort pour qu'elle seule puisse l'entendre. Un Elfe Noir qui aide une Haut-Elfe... On aura tout vu. Pourquoi lui? Si cela venait à se faire savoir... Oh, et puis de quoi avait-il peur de toute façon. Il avait ses raisons et, si quelqu'un s'avisait de lui faire remarquer quoique ce soit, il l'éliminerait. Simple.

Satisfait de cette constatation, le beau jeune homme, se relevant d'un bond, fit quelque pas vers sa nouvelle connaissance et, arborant l'un des sourires charmeurs qu'il usait toujours pour mettre en confiance certaines donzelle avant de leur couper la gorge, s'accroupit près d'elle. Son physique plutôt bien fait selon les critères humains avait au moins un avantage : celui d'être polyvalent. Ainsi, même si son regard, quoique pouvant être rieur parfois, restait froid, et malgré que sa voix demeura de même, le ténébreux garçon parvenait toujours à se faire apprécier. Certains le prenaient bien pour un humain, après tout.

Tirant sur les deux tissus qui lui entouraient le cou, dévoilant ainsi ce dernier, qui, fier, augmentait de par sa puissance, la prestance du Pilleur, ce dernier les analysa tout deux. Cherchant lequel des deux était le moins sale, il finit par opter par celui qui lui enserrait constamment le cou. L'odeur y était plus forte car l'étoffe, parfois rangé à l'intérieur même de son T-Shirt, était en constant contact avec sa peau, mais, sachant son odeur corporelle peu désagréable, l'homme finit par tendre le textile à l'enfant. Accompagnant son geste de la parole, il ajouta :

-Mets ça autour de ta tête, ça te protégera du soleil. Tu vas finir par faire une insolation sinon ; ça m'ennuierait d'avoir à te porter. Marquant une pose, il reprit ensuite, sur le même ton qui se voulait faussement attentionné, bien que son air glacial demeura en fond sonore. Veille bien à ce que le haut de ton crâne soit bien couvert, surtout.

Se détournant alors rapidement de son interlocutrice, William rebroussa chemin, allant chercher sa besace puis, tout en l'apportant près de l'enfant, lui demanda son nom.
Il était coincé avec elle et, n'ayant qu'une parole, la ferait coute que coute sortir de cette immensité désertique.

Le soleil tapait au-dessus de leur tête et, tout ce que le Mercenaire désirait alors, c'est que bientôt, ils trouvent une grotte où ils pourraient s'en abriter. Voila qu'il se trouvait un coté bienveillant. C'était désespérant.

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Ven 17 Fév - 23:05

La réplique de l'enfant n'eut pas l'air de plaire à l'elfe noir. Lina se sentit se décomposer lorsqu'il lui lança un regard assassin, suivit d'un haussement de sourcils qui déstabilisa totalement la jeune fille. Mais qu'avait-il, cet elfe qui ne semblait absolument pas décidé et voué à combattre une dispute intérieure ? Lina cru reconnaitre l'interrogation dans les prunelles sombre de son interlocuteur et s'imagina alors qu'il lui avait posé une question qu'elle n'avait pas entendu. Elle s'apprêta à balbutier quelque chose d'encore plus incohérent que ce qu'elle avait pu prononcer jusqu'alors, mais son 'sauveur' lui coupa la parole.

-Ta Maman a bien raison. Il faut toujours rester poli ; surtout lorsqu'on est une petite fille... Et une Haut-Elfe qui plus est!

On sentait l'ironie dans ses paroles, mais Lina ne tiqua pas. Elle se contenta de scruter le visage de l'homme. Elle fut de nouveau légèrement perturbée par le petit haussement d'épaule qu'il eut juste avant de reprendre ce qu'il allait dire, répondant ainsi à la question de la petite fille :

-Si je vais t'aider? Hmpf. On va dire que c'est bel et bien ce qui était prévu, oui.

Les yeux de la Haut-Elfe s'éclairèrent, jusqu'à ce que l'elfe noir ne se lève d'un bond, provoquant un violent sursaut chez l'enfant. Elle le regarda s'avancer vers elle avec un regard légèrement moins effrayé que quelques minutes plus tôt -mais tout de même-, et l'observa s'accroupir près d'elle. Elle aperçue alors son sourire, un sourire charmant, qui la surprit encore une fois.

Si ça se trouve, c'est un gentil elfe noir... Il a dit qu'il ne me mangerait pas... Il a dit qu'il m'aiderait à sortir d'ici... Alors pourquoi il serait méchant ? Et comme il est pas méchant, il est forcément gentil...

La fillette blonde levait ses grandes iris bleus vers l'elfe, qui attrapa deux sortes d'écharpes qu'il avait autour de son cou. A la vue de cette partie de son corps, Lina se demanda s'il n'était pas tout simplement un humain, mais il lui suffis de croiser le regard froid de l'inconnu pour qu'elle se ravise sur son second jugement. Elle était certaine d'avoir affaire à un elfe noir. Ce dernier observa les deux longs bouts de tissu, puis en jeta un sur son épaule avant de placer l'autre sur la petite tête de la Haut-Elfe.

-Mets ça autour de ta tête, ça te protégera du soleil. Tu vas finir par faire une insolation sinon ; ça m'ennuierait d'avoir à te porter. Veille bien à ce que le haut de ton crâne soit bien couvert, surtout.

Lina ne faisait même plus attention au ton glacé et presque faux que prenait l'homme qui s'affairait au dessus d'elle. Voyant qu'il avait un peu de mal à positionner son bout de tissu sur ses cheveux blonds, Lina leva les mains sur sa tête pour bien faire tenir le tout en réajustant les deux extrémités du tissu. Par mégarde, elle rencontra la main de l'elfe noir, et elle retira immédiatement la sienne dans un sursaut. Avait-elle rêvé, ou la peau de son 'sauveur' était terriblement froide ? Peut-être qu'elle se trompait, elle n'en savait rien, et elle ne voulait même plus le savoir. L'elfe noir s'éloigna un instant, et la peur lui noua la gorge lorsqu'elle s'en aperçu.

Mais mais mais... Non ! Il ne faut pas qu'il me laisse là ! Il a dit qu'il m'aiderait ! eut-être que je dois le suivre ? Et s'il ne m'attendait pas ?

La petite fille se dépêcha d'essayer de se relever, mais elle se calma immédiatement lorsqu'elle vit sa nouvelle connaissance se retourner vers elle, sa besace à la main. Se rendant compte que sa peur soudaine n'avait pas lieu d'être, la petite se mit à rougir légèrement, puis elle se releva totalement. En effet, l'elfe noir faisait presque le double de sa taille, ce qui forçait Lina à lever la tête pour pouvoir regarder son visage. Il lui demanda alors son prénom. Elle leva les yeux, et répondit d'une petite voix :

Je m'appelle Lina... Et vous ?

Elle n'aimait pas vouvoyer les gens, mais elle se sentait obligée de le faire. Jusqu'à ce qu'il ne lui fasse remarquer, elle ne s'arrêterait pas de le vouvoyer. Elle l'interrogea du regard, et attendant sa réponse, elle regarda au delà de son interlocuteur. Le vent se levait peu à peu, soulevant des nuages de sable beige qui s'élevaient vers le soleil, comme s'ils désiraient toucher les rayons qui brûlaient les épaules de la petite fille. Trouvant la sorte de turban qui ornait à présent sa tête trop grand pour elle, elle laissa glisser les deux extrémités du tissus sur ses épaules pour les protéger de l'astre brûlant qui brillant au dessus de leur têtes. Lina se faisait de plus en plus à la présence de cet elfe qui l'avait sauvé, malgré sa race. Plus les minutes passaient, plus sa peur se faisait plus lointaine, et cela ne la surprenait même plus d'avoir de nouveau ses réflexes d'enfant. Elle releva la tête vers l'inconnu et demanda ensuite :

Vous croyez qu'on va sortir d'ici ?

A présent la vois de la petite fille était beaucoup plus naturelle. Elle ne balbutiait presque plus, parlait presque d'une voix aussi forte qu'à son habitude, et se serait presque mise à rire pour un rien. Mais la situation n'était malheureusement pas à cela. Elle allait décidément beaucoup mieux que quelques minutes plus tôt, alors qu'elle était encore à moitié enfouie dans le sable brûlant du désert...
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William I. Nightingald

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Sam 10 Mar - 10:30

Elle s'était levée. Un très bon signe en somme : cela voulait dire qu'elle était apte à se déplacer toute seule et que l'Elfe Noir n'aurait pas à s'occuper de cela. Quelque chose le fit alors grimacer un instant. Petit problème, qui n'en était pas vraiment un en fait : la petite faisait près de la moitié de la taille du jeune homme, et, lui arrivait donc, vers le niveau de la hanche, ce qui les obligeait, elle, à lever la tête plutôt sévèrement, et lui à la baisser tout autant. Pas bien pratique en soit. Jetant un regard emplit de sens, William releva la tête et observa un temps le vent qui, ne rencontrant aucun obstacle dans cette étendue désertique, balayait la pleine avec fougue et hargne. Dans le désert, les bourrasques peuvent être vraiment violentes et dangereuses. Les abris se faisant rares, les décès, eux, ne le sont pas dans ces contrées. Il faut dire que les tempêtes de sables sont plutôt fréquentes. Allez savoir pourquoi le vent est plus fort ici qu'ailleurs à ce propos... Peut-être est-ce du à la proximité de la mer...? Ou au fait que l'étendue soit dépourvue de coupe-vents naturels...? Pressentant quelque chose de mauvais, William quitta son observation du ciel sans nuage et du sable chaud pour regarder sa petite interlocutrice.

*Lina... Ils pensent à quoi les Elfes-des-bois quand ils nomment leurs enfants, franchement?*

Soufflant brièvement du nez puis, assenant un regard froid et presque animal à la petite blonde, le mercenaire réalisa combien il allait être difficile pour lui de s'occuper de cette enfant. Bien que cousines, leurs races étaient séparées par bien trop de différences pour pouvoir réellement cohabiter. En commençant par le comportement : pour sur, cette petite à l'air jovial allait finir par lui porter sur les nerfs ; ensuite, et ce n'était pas négligeable, il y avait le soucis de la nourriture. Lui ne jurait que par la viande fraiche, saignante voire crue, quand elle, devait certainement ne se nourrir que de végétaux et autres racines. Fixant toujours impassiblement sa nouvelle connaissance, le brun finit par répondre à sa question. Histoire de faire dans le pratique, sans doutes.

« William. William Isaac Nightingald si tu veux le nom complet. Mais tu peux m'appeler William. » Marquant une pause pour se permettre de réfléchir un instant, le pilleur reprit, sur le même ton grave et sans chaleur aucune. « Enfin, si nous venons à croiser du monde, utilises plutôt Wind. » Laissant ce patronyme s'envoler dans les bourrasques incessantes du vent, comme ses dernières paroles, le jeune homme s'accroupit pour se mettre à hauteur d'yeux de l'enfant, puis finit par conclure, un mince sourire aux lèvres. « Ah, et pas la peine de me vouvoyer, Lina. Je t'assure que nous allons sortir, même si j'ai quelque chose à régler auparavant ce qui va nous prendre un certain temps, donc le vouvoiement va être trop pesant, à la longue. » Tout en parlant, le jeune homme remarqua le second souffle que prenait la jeune fille. Elle avait l'air de se sentir beaucoup mieux, c'était déjà ça.

Certes, ce n'était pas la meilleure façon de se faire craindre et respecter que de sympathiser avec l'ennemi, néanmoins, quelque chose lui disant qu'il était déjà bien assez respecté par cette enfant, l'Elfe se décida à se dérider pour le temps du désert. Quitte à revenir à son comportement habituel une fois sortis, bien sur ; mais pour le moment, il ne lui était d'aucune utilité, ce n'était même plus à prouver.

Posant son regard au-delà de son opposante, William se concentra sur le paysage. Une étendue plate et sans abris, comme nous le disions. Enfin... À première vue. Observant plus intensément l'étendue sableuse, l'Elfe Noir réalisa que face à lui, placée dans la trajectoire directe de son champ de vision, une dune avait été érigée par le temps. Par le temps, ou par quelques mains habituées à de telles constructions. Après tout, sa race, particulièrement, appréciait vivre dans les lieux isolés, alors pourquoi pas? S'imaginant dors et déjà qu'un peuple coupé du reste du monde s'était sédentarisé en ces territoires, Will s'imaginait toutes sortes de scénarios. Des plus macabres, dans lesquels il se retrouvait obligé à combattre, aux plus optimistes, lui permettant d'imaginer une aide apportée par ces peuples. Cependant, une mèche blonde flottant dans une énième rafale venteuse ramena le garçon à la réalité. Non, ce n'était pas une bonne idée. Peut-être que lui, on le laisserait aller, puisqu'il était de race similaire, mais elle, elle se ferait exterminée voire hachée menue en un rien de temps. La nourriture doit être rare par ici, et leur amener une Haute serait, pour le solitaire, une triste erreur.

Focalisant à nouveau son regard sur le visage enfantin de Lina, le sombre elfe se sentit hésiter. Quel meilleur moyen que de se débarrasser d'elle que de la servir sur un plateau d'argent à des Hommes sanguinaires? Car, contrairement à ce qu'il avait affirmé, il était conscient du caractère barbare de ses congénères. Lui, avait connu la douceur d'une Haute dès son enfance et donc, quelque part, cette compagnie bien que non désirée, l'avait mené à demeurer plus civilisé que son espèce ne devrait l'être. Il était donc certain de l'échéance s'il l'amenait là-bas. Enfin, si ce là-bas existait autre part que dans son imaginaire, évidemment.

Se relevant droit sur ses jambes, William attrapa son arme puis, après avoir lancé quelques paroles et un regard sans expression à la petite, fixa l'horizon qu'il comptait regagner.

« Bon. Je voudrais aller vérifier quelque chose donc je vais te demander de rester ici un instant. » Commençant à partir en petites foulées, l'Elfe Noir s'arrêta au bas de la petite colline et cria quelque chose avant de commencer son ascension. « Je reviens, mais sois sage surtout. »

C'est le vent, qui, en grande partie, avait avalé sa voix, néanmoins, le mercenaire ne s'en préoccupa absolument pas.
[...] Arrivé en haut de la colline, il se rendit immédiatement compte qu'il avait bel et bien raison. Cette dune, plus que naturelle, serait de refuge à des hommes. Le sommet était trop dur pour n'être que du sable et de l'autre coté, la paroi s'était qu'un trou béant dans le sable. Prenant son élan, le jeune homme sauta au bas en effectuant une roulade pour se réceptionner. Il était désormais hors de vue de Lina, espérant qu'elle se tiendrait en place. Sortant presque immédiatement sa rapière une fois le sol retrouvé, le pilleur se retourna, prêt à l'attaque. La stupeur l'obligea à rester immobile. Oui, des personnes vivaient bien ici...
À une époque indéterminée.

Le lieu était désert. Cette cavité, creusée dans le sable et ingénieusement abritée du vent, avait été abandonnée. S'y enfonçant sans craintes de se faire attaquer, l'Elfe, son arme toujours au poing, se mît à la visiter de fond en comble. Il y avait tout le confort possible : un foyer éteint entouré de mottes de sable formant des bancs, un espèce chambre avec plusieurs couches creusées les unes sur les autres dans une sorte de roche et même des creux plus petits servant de rangement individuels. Posant son arme, William se mît à observer un objet ressemblant à une écuelle lorsqu'il réalisa que quelque chose le perturbait. Était-ce son esprit qui lui jouait des tours, ou de la fumée s'échappait belle et bien du foyer?




HRPG : Enfin. J'en aurais mis du temps...
Merci de ta patience...!
J'ai essaysé de myrte un peu d'action,
c'est comme tu veux
.

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Lina Golden Pen

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MessageSujet: Re: Si seulement...(libre)   Dim 11 Mar - 22:56

William. William Isaac Nightingald si tu veux le nom complet. Mais tu peux m'appeler William.

La vois de son interlocuteur était froide, er particulièrement détachée. Il marqua une pause, et reprit de la même manière :

Enfin, si nous venons à croiser du monde, utilises plutôt Wind.

L'elfe noir s'accroupit en face de Lina, pour que leur visages soient exactement l'un en face de l'autre. La petite fille retint un mouvement de recul, puis il reprit avec un faible sourire, qui seblait plus retenu que forcé :

Ah, et pas la peine de me vouvoyer, Lina. Je t'assure que nous allons sortir, même si j'ai quelque chose à régler auparavant ce qui va nous prendre un certain temps, donc le vouvoiement va être trop pesant, à la longue.

La Haut-elfe laissa échapper sans le vouloir un soupir de soulagement. Heureusement pour elle, il avait dû lire dans ses pensées pour trouver sa petite gêne. Puis le jeune homme sembla regarder par dessus son épaule, ce qui la gêna un peu. Elle aurait voulu s'écarter de son champ de vision, mais cela aurait certainement perturbé ses pensées et il lui en aurait voulu, à coup sûr. Elle resta donc ainsi quelques instants, plutôt froissée par la situation, puis s’aperçut que les sourcils de l'elfe noir se fronçaient peu à peu. Elle lui lança un regard interrogateur tandis que l'homme se levait sans cesser de fixer ce qui le dérangeait au loin.

Bon. Je voudrais aller vérifier quelque chose donc je vais te demander de rester ici un instant.

Lina le vit la dépasser dans qu'elle n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, puis elle le regarda descendre tranquillement leur colline pour aller rejoindre celle d'en face. Arrivé en bas, il s'arrêta, se retourna vers la petite elfe puis lui cria quelque chose qu'elle n'entendit qu'à moitié malgré tout ses efforts pour se concentrer sur la voix un peu moins froide qu'à l'ordinaire de l'elfe noir.

...reviens ... sage sur...

Lina n'en entendit pas plus. Elle se contenta de vaguement acquiescer avant d'observer son sauveur partir vers l'autre colline. Bientôt il se trouva en haut, et bientôt il disparu derrière l’immense tas de sable. La petite attendis quelques secondes qu'il réapparaisse, qu'il lui dise de venir, peut-être même avec un demi sourire qui lui va si bien quand il lui parle... Mais non, il ne réapparaissait pas. C'était comme si la colline brune avait engloutit son seul espoir de sortir vivante de cet enfer. Elle mourrait d'envie de le suivre, juste pour s'assurer qu'il ne parte pas sans elle, qu'il ne l'abandonne pas à son sort comme tant de personnes l'ont fait. Mais il lui avait dit de rester ici. Et d'après ce qu'elle avait comprit, il lui avait également dit de rester sage, et donc de ne pas bouger.

Et il a dit qu'il revient. Donc il ne faut pas que je bouge pour qu'il revienne sur ses pas me chercher. Donc il ne faut pas que je bouge d'ici.

La petite fille replaça rapidement le tissus qui commençait à glisser de sa tête, puis se rassit dans le sable brûlant. Elle n'avait pas le choix, si elle restait debout, ses membres allaient se fatiguer pour rien, et une longue route l'attendait pour sortir du désert. Elle ne se souvenait guère de comment elle avait fait pour se retrouver ici ni de combien de temps il lui avait fallu pour se retrouver perdue au milieux de celui-ci. Elle regarda autour d'elle, scrutant l'horizon pour essayer de voir à travers l'imposant nuage de sable qui se dirigeait tout droit sur...

Mais... Sur... Sur moi?!

La terreur apparu de nouveau dans les yeux de l'enfant. Emprise par la panique, elle se releva, fixant le nuage meurtrier qui lui fonçait dessus à une vitesse vertigineuse. Tandis qu'elle suffoquait de peur, elle s'apprêta à descendre pour rejoindre William en faisant un pas en avant.

WILL...

Mais elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce fut d'autre. Quelque chose s'était jeté sur elle, la couchant au sol avec une violence hors du commun. Sa tête heurta le sol, mais le coup fut atténué par le sable chaud qui s'assombrissait à la venue du gigantesque nuage. Tout d'abord, Lina cru que c'était William qui l'avait plaquée au sol pour mieux la protéger, mais elle ne reconnu pas là les manière ni l'odeur du jeune elfe. Elle n'entraperçut que les mains de son agresseur : la peau si noir qu'elle aurait pu se confondre avec une nuit des plus sombre, couverte par quelques poils blancs épars. Les yeux de la petite s'arrondirent : elle avait en face d'elle un vrai elfe noir, comme ceux des légendes, les elfes à la peau noire et les cheveux blancs, les dents acérées et les mains habiles. Lina se débattit avec toutes les forces qu'il lui restait, réussissant à dégager sa bouche du tissus qu'on lui avait appliqué sur la figure, l'empêchant de respirer.

Lorsqu'elle put enfin reprendre son souffle, elle hurla, hurla le plus fort qu'elle put de sa voix aiguë d'enfant, tout en jouant de son pouvoir pour être certaine que son 'appel à l'aide' soit entendu de son sauveur. Elle cria plusieurs fois très rapidement le prénom de l'elfe noir, avant que son agresseur ne la fasse taire non sans violence. Lina, sonnée par l'effort qu'elle venait d'accomplir sentit sa tête tourner, mais elle fit ce qu'elle put pour continuer à se débattre. Elle ne devait pas quitter William. C'était sa seule chance. Sa seule chance de sortir vivante de cet enfer. Avec les dernières forces qui lui restait, elle s'appliqua a envoyer un dernier appel.

Elle ferma les yeux, se concentra sur le vent qui arrivait vers elle et son agresseur, et y dispersa les quelques paroles, puis elle rouvrit les yeux. En voyant ce qui s'offrait à ses prunelles floues à cause de l'effort qu'elle avait fourni, ses pupilles s'arrondirent dans un élan de terreur pure et elle tenta une nouvelle fois de hurler avant que la masse le s'abatte sur son crâne. Son cri étouffé par le tissu se termina en un minuscule couinement, et ses agresseurs l'emportèrent sans bruits, courant pour éviter de se faire happer par la tempête de sable. Le turban de Lina glissa de ses cheveux d'or pour aller s'échouer sur le sable quelque mètres plus loin, glissant quelques instants sur la surface de la dune. Lorsqu'il fut immobile, une vague de grains de verre vint se déposer légèrement sur l'étoffe sombre. Plus loin, dans le vent, s'élevaient ces mots : William, ils m'ont emportée.... Les elfes noirs...

***

Lina avait un mal de crâne terrible. Peut-être était-ce cela qui l'avait réveillée. Elle n'avait pas encore les yeux ouverts, mais elle sentait qu'elle était au frais. Elle n'avait plus aussi chaud que... Mais... Avait-elle rêvé ? Sa main glissa sur les draps grossiers qui l'enveloppaient. Était-elle de retour à la maison ? Il n'y avait pas de mouvement autour d'elle, mais elle sentait du mouvement à l'extérieur de la pièce où elle se trouvait.

Peut-être que c'est Papa qui prépare du thé, comme tous les matins..

Mais elle ne sentait pas l'odeur du thé. Elle ne sentait que l'odeur du métal que procure celle du sang macéré. Lina frissonna. Elle n'avait pas rêvé. Ses parents étaient bien morts et elle avait bien séjourné dans le désert. Elle ravala des larmes, puis elle se souvint difficilement des événements qu'elle avait vécu. Quelqu'un l'avait aidé.. Ah oui...

Oui, quelqu'un m'a aidé pendant que je ne pouvais plus me relever dans le désert... C'était.. Un elfe noir ! Mais il m'a dit ensuite qu'il ne me mangerait pas... Ah, et il s'appelle... WIND. Non, William. Non, les deux.

Lina ouvrit les yeux. Elle était dans une chambre sans fenêtre, avec les murs tous en terre. Elle leva la main et tâta la parois. C'était du sable. La petite fille se redressa doucement, et tenta d'ignorer le mal de crâne qui lui revenait, tandis qu'elle se levait sans faire de bruit. Elle remarqua une porte sur sa droite, et avec la plus grande des précaution, elle s'avança et regarda par delà l'ouverture. Immédiatement, elle recula et sentit son cœur chavirer : un groupe d'elfe noirs mangeaient une sorte de cadavre qui ne ressemblait plus à rien. Elle partie se cacher dans un coin de la pièce, tellement pétrifiée de peur qu'elle ne retenait plus ses larmes.

William... Je t'en pris... Viens m'aider, pitié... S'il te plais...



[j'espère que ça te plaira Smile ]
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